Le chef Philippe Couillard était accompagné lors de sa visite à Sherbrooke de ses candidats dans Saint-François et dans Sherbrooke, Guy Hardy et Luc Fortin.

Couillard ne «croit pas à ce moment-ci» à la réalisation du Centre femme-jeunesse-famille

Le chef libéral Philippe Couillard ne « croit pas à ce moment-ci » à la réalisation du projet de Centre femme-jeunesse-famille du CHUS annoncé l'an passé par le ministre à la Santé, Réjean Hébert, « en raison de l'état désastreux des finances publiques que nous laisse le PQ ».
« On est 3 milliards $ dans le trou. Il s'est fait les 44 derniers jours des promesses de projets pour 2 milliards $... Il faut savoir à quel stade le Dr Hébert a annoncé la promesse du Centre femme-jeunesse-famille, mais j'ai des doutes sur sa concrétisation. En fait, il n'y a pas grand'chose que je crois de la part de ce gouvernement et ce n'est pas pour rien qu'après le dépôt d'un demi-budget, sans crédit, le Parti québécois s'est empressé d'aller en élection », a lancé mardi en point de presse régional M. Couillard, dont la caravane s'est arrêtée à Sherbrooke.
Entouré sur la banquette arrière de son autobus de campagne de ses candidatas dans Saint-François et Sherbrooke, Guy Hardy et Luc Fortin, où il a rencontré la presse régionale, le chef libéral a cependant indiqué que le Centre femme-jeunesse-famille dont il a suivi la progression depuis le lancement du rêve du pédiatre Claude Lemoine est une priorité et qu'il fera « tout ce qui est possible pour sa réalisation ».
C'est du reste avec une « certaine émotion, sinon une émotion certaine » que Philippe Couillard s'est retrouvé à Sherbrooke, où il a visité son ancien lieu de travail, la Faculté de médecine et des sciences de la santé. « Ç'a été un très beau milieu professionnel, surtout que la Faculté ici est reconnue pour son sens de l'innovation. Le modèle d'organisation dans la formation et les soins est assez unique. Et Sherbrooke n'est pas qu'une locomotive en santé, mais dans bien d'autres domaines », a aussi confié le neurochirurgien de formation, qui a accordé son appui au projet d'agrandissement des lieux et pour l'amélioration de son centre de simulation.
Tout en accordant également son support à l'agrandissement de l'aéroport de Sherbrooke, qui constitue un « élément majeur pour le développement économique de la région », le Dr Couillard a par ailleurs assuré que son plan d'embauche de 2000 infirmières bachelières, appelées aussi super-infirmières, est « parfaitement réaliste ». « Sur un horizon de 10 ans, à raison de 200 infirmières spécialisées par année pour désengorger la première ligne, c'est parfaitement réaliste », a-t-il convenu, indiquant que le financement se fera par des réductions de 10 pour cent dans l'administration.