Couillard à la défense des «petits milieux»

«La fin de l'amiante ne doit pas être la fin du monde dans la région. Je comprends que c'est le devoir de l'état de gérer la transition.» De passage à Thetford Mines pour y faire une annonce relative au système d'éducation, le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a dit regretter qu'une cinquantaine d'ex-travailleurs de l'amiante se retrouvent encore sans emploi. Il a ajouté que c'était un devoir social d'assurer la transition.
M. Couillard a soulevé l'idée que ces travailleurs pourraient être affectés à la sécurisation des sites. Il a également affirmé que la restauration des sites permettrait éventuellement de leur donner une belle vocation.
Le chef libéral a reconnu qu'il serait possible de faire un meilleur effort appuyé en cela par le député sortant Laurent Lessard soulignant que de nombreuses PME pourraient faire l'objet de projets d'expansion ou de relève d'entreprise. M. Couillard a soulevé l'hypothèse qu'Investissement Québec pourrait être mis à contribution. «Il faudrait tenter d'aller chercher le maximum. On verra les besoins, on évaluera et on s'assurera que ce sera réalisé par les gens d'ici. Il y aurait peut-être des choses exploitables dans les résidus. Il faudrait toutefois trouver des partenaires d'affaires intéressés.»
Pas comme à Asbestos
En aucun moment M. Couillard n'a commenté le fait que la région de Thetford Mines n'ait pas reçu du gouvernement Marois une aide financière similaire à celle de la région d'Asbestos. Toutefois, il a fait allusion à quelques reprises aux 50 millions $ disponibles en provenance du gouvernement fédéral.
Quant aux nouvelles normes de la CSST auxquelles devront être soumis les travaux et les projets dans la région, Philippe Couillard a été clair. «Il n'y aura pas de compromis sur la sécurité. Les normes devront toutefois être raisonnables et applicables», a-t-il affirmé en ajoutant qu'il avait eu un échange avec le maire Marc-Alexandre Brousseau à ce sujet.
M. Couillard a également échangé avec des dirigeants de la Commission scolaire des Appalaches et des travailleurs de l'éducation de l'École St-Noël de Thetford Mines.
Interrogé sur l'avenir de petites commissions scolaires comme celle des Appalaches, il s'est fait rassurant. «Il faut les conserver. Il faut protéger les petits milieux. La proximité, c'est important.»-