Bernard Sévigny

Conflit centre-ville et Marché de la gare: problème de communication, croit Sévigny

L'apparent conflit qui oppose certains commerçants du centre-ville et du Marché de la gare à Destination Sherbrooke proviendrait d'un problème de communication, selon le maire Bernard Sévigny.
Rappelons que la tenue de deux événements gastronomiques le même week-end, en mai, a jeté de l'huile sur le feu d'une relation déjà tendue. Alors que l'Association des gens d'affaires du centre-ville prépare le Festival du bacon, le Festival international de cuisine de rue se tiendra à un jet de pierre, au Marché de la gare.
Les commerçants déplorent que Destination Sherbrooke ne soit pas intervenu pour éviter de diluer la clientèle. Ils avaient déjà dénoncé, en décembre, l'absence de consultation sur la présentation d'un spectacle country à la place Nikitotek.
«Ça fait deux fois que ça arrive en deux mois. À qui faut-il jeter la pierre? Je ne suis pas encore rendu là.»
«On va devoir se donner des mécanismes d'information et de communication parce que c'est ce qui est à la base de ces problèmes», réagit M. Sévigny.
«Destination Sherbrooke doit-il consulter tous les organismes parce qu'il a un projet? Dans la façon de faire, il faut peut-être réviser. Mais en même temps, lorsqu'on travaille un projet, stratégiquement, ce n'est pas toujours idéal que d'ouvrir et d'annoncer à tout le monde. Parfois, il faut de la discrétion.
«Il reste qu'il est clair qu'il y a un rôle pour Destination Sherbrooke. Dans les mécanismes d'information et de communication avec tout organisme lié de près ou de loin à des mandats récréotouristiques, il va falloir trouver des façons d'éviter ce qui arrive.»
Bernard Sévigny hésite à désigner un coupable. «Ce que je constate, c'est qu'il y a un problème de communication. Est-ce qu'il provient de la direction de Destination Sherbrooke, du Marché de la gare ou des commerçants du centre-ville? Je comprends que ce sont des vases communicants et qu'il faudra apprendre à se parler. Ça fait deux fois que ça arrive en deux mois. À qui faut-il jeter la pierre? Je ne suis pas encore rendu là. Il faut voir comment les choses se passent.»
Par le passé, le directeur général de Destination Sherbrooke Denis Bernier avait affirmé que sa porte était toujours ouverte. «Ce n'est peut-être pas suffisant, ajoute M. Sévigny. Par ailleurs, les autres acteurs ont une responsabilité aussi, alors je ne suis pas prêt à condamner un côté ou l'autre. Est-ce qu'on ouvre la porte? Est-ce qu'on est proactif? Si tout le monde était proactif, on s'éviterait peut-être des problèmes de ce type-là.»