Compteurs : Hydro-Québec a la voie libre à Magog

La Ville de Magog n'a finalement pas l'intention d'adopter un règlement pour empêcher Hydro-Québec d'installer des compteurs électriques à radiofréquences sur son territoire.
Peu attirée par les compteurs émettant des radiofréquences en continu, la Ville de Magog songeait jusqu'à récemment à interdire l'installation de tels appareils sur son territoire. Elle avait donc demandé qu'on lui fournisse une opinion juridique à ce sujet.
« On a reçu l'opinion juridique attendue et elle a été présentée au conseil municipal, révèle la mairesse de Magog, Vicki May Hamm. La jurisprudence est assez claire selon les informations qu'on a eues. Hydro-Québec jouit d'une espèce d'immunité. En plus, les municipalités ont trop peu de pouvoirs en matière de santé pour intervenir dans un tel dossier. »
Mme Hamm invoque précisément la question de la santé puisque, pour de nombreux opposants aux compteurs dits « intelligents », ces appareils sont susceptibles de causer différentes maladies humaines. De nombreuses études sérieuses soutiennent pourtant le contraire.
Quoi qu'il en soit, la mairesse de Magog estime que la « bataille aurait été perdue d'avance » si sa municipalité avait osé adopter un règlement pour contrer les visées d'Hydro-Québec.
Bien que l'idée d'un règlement relatif aux compteurs à radiofréquences a été écartée, le dossier des réseaux électriques sur le territoire magogois n'est pas encore clos.
« La question de l'équité entre les clients d'Hydro-Magog, et ceux desservis par Hydro-Québec nous préoccupe. Nous allons nous pencher là-dessus, durant les prochains mois, et essayer de trouver une solution » , affirme Vicki May Hamm.
La mairesse souligne qu'Hydro-Magog et la société d'État n'ont pas toujours les mêmes façons de faire. « C'est le cas en matière de compteurs et d'émondage par exemple. Et, lors du verglas de l'an dernier, on avait eu des plaintes en lien avec le travail d'Hydro-Québec, qui avait une crise nationale à gérer contrairement à Hydro-Magog. La situation crée des disparités et ça nous interpelle. »