Le président de la CSRS, Gilles Normand.

Commissions scolaires: l'élastique est étiré au maximum

Les économies d'au moins 125 M$ attendues par le gouvernement Marois provenant des commissions scolaires de la province soulèvent l'inquiétude dans les commissions scolaires de la région, qui croient que ce sont les services aux élèves qui seront touchés directement par ces compressions.
« On a plus de questions que de réponses », confie le directeur général de la Commission scolaire des Sommets, Christian Provencher.
« C'est sûr qu'on ne pourra plus dire que ça n'a plus d'impact sur les services. Tôt ou tard, à force de compresser, il y aura un impact. On a des conventions collectives et des obligations. Une fois que les obligations sont remplies et qu'il n'y a plus de marge de manoeuvre, ça va venir jouer sur les budgets des écoles.
Même son de cloche à la commission scolaire de la région de Sherbrooke (CSRS), où l'on soutient que l'élastique est étiré au maximum du côté de l'administration.
« Malheureusement, ça annonce encore des compressions et ce n'est jamais de bon augure pour la réussite des élèves et les services qu'on veut leur donner. On est en bas des 5% de frais d'administration, un moment donné on ne peut plus réduire. On ne peut pas continuer dans cet enlignement. On a eu plus de 10 millions de dollars de compressions à la CSRS au cours des trois dernières années; on n'a plus aucun surplus », déplore le président de la CSRS, Gilles Normand.
« C'est bien malheureux, parce que c'est les élèves qui vont en souffrir. »
S'il doit se contraindre à des coupures supplémentaires, le président de la CSRS précise qu'il sera impossible de conserver toutes les activités offertes dans les écoles sous sa juridiction.
« On n'a pas encore commencé le processus budgétaire, mais il va y avoir une étude sur ce qu'on doit maintenir et ce qu'on doit retirer. On est loin d'un projet ou l'éducation passe d'abord », explique M. Normand.
S'entendant pour dire que le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a livré un « budget préélectoral », les deux hommes préfèrent toutefois patienter avant de s'alarmer davantage.
« En fin de compte, il faut attendre avant d'être trop dramatique. Il faut attendre de voir ce qui se passera. Après les élections, on aura les indicateurs dont nous avons besoin pour travailler nos commissions scolaires », résume Christian Provencher.