Comme dans le bon vieux temps (suite)

«Valeur ajoutée»
Aussi, pour compenser le manque à gagner d'une baisse des volumes, sa conjointe, âgée de 40 ans et native de la même ville des Bois-Francs, va transformer davantage de production, pour un total espéré d'environ 1700 livres. «On va miser encore plus sur la valeur ajoutée du produit de base», fait valoir Anne-Marie Gosselin, dont la petite entreprise artisanale «Les sucreries d'An-Marie» met en marché tire, beurre, gelée, truffes, barbe à papa et même de la slush à l'érable. Mme Gosselin, formée en éducation spécialisée au Cégep de Thetford-Mines et qui incidemment fait l'école à la maison de ses enfants, tient kiosque au Marché champêtre de Melbourne et profite de différentes occasions pour écouler ses produits: au Festival des bûcherons de Saint-Adrien, dans des déplacements pour des parties de tire, comme à une résidence d'aînés de Windsor, etc.
Mais par-dessus tout, c'est le choix de vie qui respecte leurs valeurs, peu importe les préjugés à leur endroit. «On vit modestement, mais on vit bien. Il faut aimer ce qu'on fait et le changement pour revenir à la production de sirop d'érable le plus proche possible de la nature n'a pas été établi sur un calcul comptable, mais un calcul du coeur. Et je suis sûr qu'on ne sera pas moins riche pour ça, parce qu'on a la richesse de nos enfants qui participent aux travaux», a aussi confié Daniel Béliveau.
Au Québec, seulement deux pour cent des 42 millions d'entailles sont exploitées de façon traditionnelle.