Une soixantaine de vaches laitières ont péri dans l'incendie d'un bâtiment de ferme survenu dans la nuit de lundi à mardi à Coaticook.

Coaticook: une ferme laitière de 4e génération s'envole en fumée

La Ferme Trudeau & fils, propriété de Mario Trudeau et Lucie L'Espérance située sur le chemin de la Grande-Ligne, a été entièrement rasée par les flammes aux petites heures de la journée de mardi. Les pompiers de Coaticook, appuyés par les pompiers de Compton et Ayer's Cliff, ont reçu l'appel à 2 h 50.
Dépêchés sur les lieux les équipes n'ont rien pu faire pour sauver le troupeau laitier Holstein comprenant 56 vaches et 7 veaux. Seule une vache a pu être rescapée du sinistre, ainsi que les taures logées dans un autre bâtiment. « À notre arrivée, c'était déjà l'embrasement général, a déclaré Benoît Sage, capitaine des pompiers de Coaticook. Nous avons donc concentré nos énergies à protéger les bâtiments adjacents. La cause de l'incendie demeure indéterminée pour le moment. »
Selon M. Sage, les incendies de bâtiments agricoles pardonnent peu et s'avèrent souvent des pertes totales, d'autant plus si les animaux sont en stabulation entravée. « De plus en plus de fermes laitières optent pour la stabulation libre, il est donc parfois possible de sauver une partie du troupeau, explique Benoît Sage. Mais tout cela demeure très relatif, car les incendies de grange se propagent à très grande vitesse. »
Un commentaire confirmé par la conjointe de M. Trudeau, Lucie L'Espérance. « Comme à son habitude, mon conjoint est sorti vers 2 h 30 pour faire le train et il a vu de la fumée s'échapper de la tasserie. Il est immédiatement rentré pour appeler le 911 et lorsqu'il est ressorti,on voyait déjà les flammes. »
« Cette ferme, c'est toute sa vie », a partagé Mme L'Espérance, visiblement bouleversée par la situation, mais aussi par la perte de la ferme familiale, laquelle avait été fondée en 1969. La famille Trudeau-L'Espérance représentait la 4e génération. Par mesure de précaution, M. Trudeau a été transporté à l'hôpital pour y recevoir les soins et l'encadrement nécessaire. « On va d'abord laisser retomber la poussière et on va voir ce qu'on va faire après, mais il est certain que c'est une perte irremplaçable », a conclut Mme L'Espérance.