Coaticook accueille près de 200 quads

Plus de 200 quads venus d'un peu partout en Estrie ont profité du soleil d'hier pour effectuer une randonnée agréable avec, comme point de ralliement, le Parc de la Gorge de Coaticook où se tenait le premier Rassemblement quad de la région de Coaticook.
Bien que le parc de la Gorge soit déjà identifié comme relais pour les motoneiges et les VTT, l'absence de sentiers en boucle reliant Coaticook à Ayer's Cliff et East Hereford à Saint-Isidore rend l'endroit moins attrayant pour les adeptes de ces sports motorisés. Coaticook étant situé en fin de sentier, il s'inscrit en quelque sorte comme un cul-de-sac.
« C'est d'autant plus dommage pour Coaticook et la région si on considère que la clientèle américaine se développe à grande vitesse et qu'elle montre beaucoup d'intérêt pour nos sentiers québécois. En fait, ils n'attendent que ça qu'on leur ouvre une porte », explique René Lavigne, vice-président du Club Quad Estrie Sud. Cette porte pourrait d'ailleurs s'appeler East Hereford avec, entre autres, la présence du nouvel organisme Forêt Hereford, dont le président et maire d'East Hereford, Richard Belleville, aurait prêté une oreille très attentive au projet d'aménagement de sentiers dans sa région.
Il va sans dire que le préfet de la MRC de Coaticook, Jacques Madore, reconnaît le potentiel économique de ce type de clientèle récréotouristique. Toutefois à la condition que les solutions proposées respectent la sécurité des citoyens, notamment en évitant de traverser les coeurs de village, sauf si ce n'est pour donner un accès aux services. « Il est certain que les municipalités où l'on offre des services de restauration, d'hébergement ou de postes à essence se montreront davantage concernées par les retombées économiques que génère cette clientèle. Mais la région étant fortement agricole, le véritable défi est sans doute de convaincre les propriétaires privés. »
Or, même si l'on souhaite le développement de sentiers quatre saisons, on n'entend d'abord s'attarder à connecter entre eux les sentiers hivernaux des divers clubs quads, la région de l'Estrie comptant à elle seule une douzaine de clubs. « Je continue de croire que, si elle est bien structurée, la cohabitation entre l'agriculture et la pratique du quad peut se faire, d'autres régions y sont parvenues, notamment la Matapédia où j'ai vu un sentier aménagé en plein milieu d'un champ cultivé. »
Le Club Quad Estrie Sud entend donc travailler avec les clubs avoisinants, soit le Club Quad Sherbrooke-Ascot Corner et le Club Quad des Frontières Estrie, afin d'assurer le développement des sentiers projetés. « Si ces clubs ne sont pas prêts à aménager de nouveaux sentiers sur la portion traversant leur territoire, nous envisageons déjà de leur demander de nous céder le territoire, ce qui entre clubs ne devrait pas poser de problèmes », conclut M. Lavigne.
Quant à la tenue d'un deuxième rassemblement l'an prochain, selon M. Lavigne la probabilité d'une récidive est plus que probable, elle serait souhaitable, d'autant plus si l'événement permet de découvrir de nouveaux sentiers.