Claire B. Beaudoin et son mari Laurent Beaudoin.

Claire B. Beaudoin devient Grande Ambassadrice

Diplômée de l'Université de Sherbrooke en 1959, Claire B. Beaudoin a une perspective sur son alma mater que peu d'anciens étudiants peuvent se targuer d'avoir. Mme Beaudoin a non seulement connu les fondateurs de l'institution, mais elle a aussi été, à l'époque, l'une des rares femmes à étudier à la faculté d'administration. C'est d'ailleurs là qu'elle a connu son mari, Laurent Beaudoin, diplômé en 1960. Claire B. Beaudoin a été nommée Grande Ambassadrice, jeudi, lors du Gala du rayonnement de l'UdeS.
Le père de Mme B. Beaudoin, Joseph-Armand Bombardier, n'a pas été qu'un brillant inventeur : il était en avance sur son temps. «Mon père était très ouvert», dit-elle en soulignant que ce ne sont pas tous les pères, à l'époque, qui auraient permis à leurs filles de faire des études en administration. «Pour lui, on pouvait aller où on voulait», se remémore-t-elle.
Aujourd'hui, Mme B. Beaudoin se dit reconnaissante d'avoir pu faire des études universitaires. D'autant plus que dans les années 50, les femmes étaient rares à étudier à la «faculté de commerce» de l'UdeS : il fut un temps où elles étaient deux dans la classe de Mme Beaudoin... dont elle-même! Elle a rencontré celui qui allait devenir son mari, Laurent Beaudoin, président du conseil d'administration de Bombardier, également Grand Ambassadeur de l'UdeS.
«J'étais là avant lui. Il étudiait à Laval, et il avait un peu de difficulté... On ne se serait jamais connu s'il n'était pas venu à l'Université de Sherbrooke», raconte Mme Beaudoin, en rappelant que M. Beaudoin était originaire de Laurier-Station, près de Québec. Dans une vidéo disponible sur le site de l'UdeS, le couple raconte en riant qu'elle lui avait donné un coup de pouce pour ses examens.
Ça se voit : Claire B. Beaudoin préfère l'ombre. Au point où elle a failli refuser être la Grande Ambassadrice de l'institution. «Je n'ai pas eu de carrière professionnelle. Les personnes qui ont été honorées ont eu de grandes carrières», explique-t-elle. Mais après réflexion, elle reconnaît qu'elle a supporté son mari dans le développement de la compagnie, devenue multinationale.
Bombardier, constructeur d'avions et de trains, emploie plus de 76 000 personnes sur la planète. Le couple est aussi reconnu pour son soutien à des activités philanthropiques. Mme Beaudoin a notamment présidé la campagne de financement 1995-2000 de l'institution.
«Dans les années 90, elle est venue faire des appels dans notre centre d'appels avec des étudiants», se remémore François Dubé, directeur général de la Fondation de l'UdeS et du service des relations avec les diplômés. Le couple, souligne-t-il, a de belles valeurs familiales. «Leur grande force, c'est leur humilité.»
«Peut-être que j'ai un peu de mérite», commente-t-elle en rappelant qu'elle a élevé ses quatre enfants aux côtés de son époux. Mme Beaudoin, administratrice chez Beaudier, siège toujours au comité des gouverneurs de la Fondation J Armand Bombardier, qui soutient notamment le milieu de l'éducation.
«Je veux remercier les professeurs, les administrateurs et les étudiants de contribuer à faire de l'UdeS ce qu'elle est devenue» (...) Je voudrais que les gens qui ont gradué supportent leur alma mater et l'aide à développer de nouveaux moyens pour s'épanouir.»
Plus de 400 personnes ont pris part à 19e édition du Gala du rayonnement, au pavillon Univestrie de l'UdeS. L'animatrice Diane Martin était une fois de plus aux commandes de l'événement, qui vise à maintenir le sentiment d'appartenance des diplômés. Il permet également d'amasser entre 5000 $ et 10 000 $ pour soutenir l'UdeS et sa communauté.