Cigarette électronique: Vaporium dit respecter les recommandations de la DSP

Les cinq recommandations émises par la Direction de santé publique (DSP) de Montréal auront peu ou pas d'effet sur l'entreprise sherbrookoise Vaporium au dire de son vice-président Christian Longpré.
D'abord, le directeur du DSP presse les autorités de normaliser les doses de nicotine dans les cigarettes. Chose faite pour Vaporium.
« On offre des cigarettes qui contiennent 5 , 10 , 15 ou 20 mg/ml, les dernières contenant la dose normale de nicotine d'une vraie cigarette », indique M. Longpré
De plus, le DSP souhaite que les cigarettes électroniques soient soumises aux mêmes normes que les cigarettes ordinaires, interdisant donc toute publicité.
« On ne fait pas de publicité, on rejoint notre clientèle par le bouche-à-oreille. On a fait une publicité une fois, mais elle n'a pas eu l'effet escompté donc on est revenu à la méthode de base », raconte Christian Longpré.
Les produits de Vaporium sont vendus dans leur boutique de Sherbrokoe et en ligne. L'entreprise s'était également installée à Québec, mais elle a dû mettre la clé dans la porte faute de rentabilité.
Le DSP propose ensuite que la cigarette soit tolérée dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), les établissements pour personnes atteintes de problèmes de santé mentale et les prisons.
« On encourage ça. Les gens à mobilité réduite sont plus en sécurité avec la e-cigarette. Celui qui déclenchera un incendie avec aura vraiment travaillé fort. »
Finalement, le DSP recommande que la e-cigarette soit utilisé prioritairement par les fumeurs endurcis sous supervision thérapeutique, et ainsi, qu'elle soit considérée comme un support pharmacologique au même titre que les timbres à nicotine ou la gomme.
« La e-cigarette est beaucoup moins nocive, car elle ne contient pas les 4300 produits toxiques de la cigarette ordinaire. On la présente comme une alternative et non comme un accessoire pour arrêter de fumer. On aimerait garder nos produits dans notre point de vente à Sherbrooke puisque c'est 50-60 % de notre chiffre d'affaires, mais si la volonté du gouvernement est autre, on se pliera aux règlements. D'ailleurs, on essaie de discuter avec lui pour voir si nos produits ne pourraient pas éventuellement se retrouver en pharmacie », résume M. Longpré.