Chenil de Notre-Dame-de-Ham: la SPAA patiente toujours

Cinq mois après avoir investi un chenil de Notre-Dame-de-Ham, la Société protectrice des animaux d'Arthabaska (SPAA) a toujours la responsabilité de la quarantaine d'animaux retrouvés dans un piteux état. On attend le règlement du dossier à l'échelle municipale avant de les confier en adoption.
« Malheureusement, nous n'avons pas pu bouger encore dans le dossier. La perquisition a d'abord été faite en vertu d'un règlement municipal. Nous devons attendre que le dossier soit réglé avant de rendre les animaux disponibles », explique la directrice générale de la SPAA, Marie-Josée Roy.
Dans les faits, la propriétaire de l'établissement du 77 2e rang à Notre-Dame-de-Ham, Pamara Friedmann, s'est vu retirer son permis de posséder plus de deux chiens et il serait fort surprenant qu'elle puisse en obtenir un nouveau de sitôt, surtout si l'on tient compte qu'elle est accusée au criminel d'avoir causé des blessures et d'avoir fait souffrir inutilement des animaux.
Remise en liberté moyennant le respect d'une série de conditions, à la suite de sa comparution initiale au palais de justice de Victoriaville, l'accusée n'a pas communiqué avec la SPAA afin de retrouver la garde de certains de ses animaux.
Mme Roy maintient que les chiens, chats, moutons, poules, coqs, canards et serpents repêchés dans un triste état lors du mois de février ont reçu les soins appropriés et qu'ils se portent maintenant tous à merveille. Ils logent à la Société, ainsi que chez certains partenaires, d'ici à ce qu'ils puissent être mis en adoption.
Pour ce qui est de Friedmann, elle doit revenir devant les tribunaux le 29 août pour la suite des procédures dans son dossier. Son procureur n'a toujours pas en main l'étendue de la preuve qui pèse contre elle.
Rappelons que c'est le déclenchement fortuit d'un système d'alarme qui a permis aux policiers de la Sûreté du Québec de découvrir un peu plus d'une quarantaine d'animaux mal en point à Notre-Dame-de-Ham, en février.
Sur place, les patrouilleurs ont constaté le décès d'un chat, d'un chien et d'un cheval. Ils ont fait appel à la SPAA afin qu'elle vienne en aide aux autres.