André Bellavance

Chefferie du Bloc: Bellavance rallie tous ses collègues

Le député de Richmond-Arthabaska, André Bellavance, a confirmé, ce week-end par voie de communiqué, son intention de briguer la chefferie du Bloc québécois. Cette annonce survient au moment où Jean-François Fortin a décidé de se rallier à sa candidature. Tous les députés bloquistes sont maintenant derrière le Victoriavillois.
« Ça s'est précipité pas mal. Je voulais annoncer mes intentions avant que Jean-François confirme qu'il se ralliait derrière moi. Je voulais également rendre ma décision avant d'éventuelles élections à Québec », a-t-il dit.
Si ses intentions sont claires, la candidature de Bellavance sera officiellement reconnue lors du prochain conseil général du parti qui aura lieu après les élections provinciales. On ne considère effectivement pas stratégique de tenir une course à la chefferie pendant une campagne électorale.
D'ici là, le député devra obtenir les signatures de 1000 membres en règle dans 25 circonscriptions différentes. Il devra également déposer 15 000 $ à l'administration du Bloc. Au moment d'écrire ces lignes, André Bellavance serait le candidat le plus crédible à la succession de Daniel Paillé. Jean-Claude Sylvain Guay, un militant au Bloc québécois depuis 10 ans, a également exprimé son désir de poser sa candidature, mais il ne possède aucune expérience à un poste électif.
Les appuis recueillis par celui qui s'est notamment démarqué pour son rôle à l'Agriculture ne donnent également que peu de place à un éventuel adversaire. En plus des trois autres députés du Bloc élu, Bellavance a tendu la main à nombre de candidats défaits lors de la débandade de 2011.
« J'étais sous le choc »
Jusqu'à tout récemment, André Bellavance n'avait pas l'intention de devenir le chef de son parti. Il a commencé par gagner la confiance de ses électeurs une première fois et a fait le nécessaire pour être réélu à chaque reprise, y parvenant même en 2011, lorsque la vague néo-démocrate a pratiquement rayé le Bloc de la carte.
C'est le soir de cette élection que le nom de Bellavance a commencé à faire surface. À ce moment, il a toutefois choisi de faire confiance à Daniel Paillé.
« Après cette élection, j'étais sous le choc. Il ne m'est jamais passé par la tête de succéder à Gilles Duceppe, il était un chef extraordinaire. Le profil de Daniel (Paillé) me plaisait, je me suis rallié rapidement. Nous avions toujours une bonne équipe et un bon chef », a-t-il dit.
Si le député de la région se présente à la chefferie de son parti, c'est avant tout pour la base militante qui est demeurée fidèle malgré les insuccès. Il considère d'ailleurs que le Bloc dispose des ressources nécessaires pour faire belle figure aux prochaines élections.
« Je ne m'en vais pas là en pensant tout faire seul et je ne crois pas que nous réussirons à faire élire 50 députés. Nous n'avons pas les budgets de publicité de (Stephen) Harper ou (Thomas) Mulcair, mais nous avons une cause: la souveraineté du Québec. Je veux porter la voix du Québec, c'est ce qui m'anime », a-t-il conclu.