Charlie Hebdo: le téléphone ne dérougit pas dans les tabagies

Les Sherbrookois sont nombreux à vouloir mettre la main sur le premier numéro du Charlie Hebdo depuis l'attentat mené la semaine dernière contre le journal français.
Les rares points de vente en ville sont assaillis de demandes de clients voulant réserver une copie. «Si je n'ai pas reçu 100 appels pour Charlie Hebdo, je n'en ai pas reçu un», lance Françoise Taisson  propriétaire de la Tabagie Wellington, au centre-ville de Sherbrooke.
«Nous en avons commandé plus de copies à Montréal, mais ce n'est pas certain qu'on en recevra. Peut-être la semaine prochaine.»
Mme Taisson reçoit habituellement deux copies du journal chaque semaine. Elles sont réservées à des clients depuis des années. Cette semaine ne fera pas exception, dit-elle.
«Tout le monde nous le demande. Mes deux copies sont toujours réservées. Ce n'était pas un journal populaire avant les attentats, fait remarquer la commerçante tenant boutique depuis 30 ans.
«Personne ne nous demandait ce journal avant. Un engouement comme celui-là, je n'ai jamais vu ça.»
 Le numéro historique du Charlie Hebdo, signé des rescapés de l'attentat, a paru mercredi matin en France et a connu une popularité énorme, comme on pouvait s'en attendre. Les marchands de journaux ont été submergés par la demande et se sont rapidement retrouvés en rupture de stock.
Ailleurs à Sherbrooke, à la Tabagie King, le téléphone ne dérougit pas non plus. On attend dix copies cette semaine. Elles sont toutes réservées.
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