Le kayakiste sherbrookois Charles-Antoine Girouard a progressé de façon impressionnante au cours des derniers mois, lui qui espère désormais participer à la finale du K2 200 mètres au Championnat du monde U23 de canoë-kayak qui aura lieu du 17 au 20 juillet en Hongrie.

Charles-Antoine Girouard en pleine progression

Il y a quelques mois à peine, le Sherbrookois Charles-Antoine Girouard et son coéquipier Marc-Alexandre Gagnon n'avaient jamais pagayé à bord de la même embarcation. Les deux jeunes athlètes ont pourtant réussi l'improbable en se qualifiant pour le Championnat du monde U23 de canoë-kayak qui aura lieu du 17 au 20 juillet à Szaged en Hongrie. Une agréable surprise.
Les kayakistes qui s'entraînent ensemble au Club de canoë-kayak de vitesse de Trois-Rivières ont gagné leur laissez-passer pour l'Europe en remportant l'épreuve du K2 200 mètres aux sélections canadiennes qui ont eu lieu au début du mois sur le lac Banook à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse. Ils ont complété la distance en 34,096 secondes, soit un peu plus d'une demi-seconde plus rapidement que leurs plus proches rivaux. Nicolas Racine et Pierre-Alexandre Tellier, du Club de canoë-kayak de Sherbrooke, ont également pris le départ de cette course, terminant au cinquième rang.
« Je ne pensais sincèrement pas que je pourrais participer dès cette année au Championnat du monde, souligne le Sherbrookois de 20 ans qui a donné ses premiers coups de pagaie à l'âge de sept ans au Club nautique de Sherbrooke. La persévérance et les efforts ont été la clé dans notre cas.
« Même si ça ne fait pas longtemps que nous faisons des courses ensemble, Marc-Alexandre et moi avons rapidement créé une bonne chimie. Il faut dire que nous sommes de bons amis depuis quelques années », ajoute celui qui a pour objectif une place parmi les huit premières embarcations en Hongrie.
Des hauts et des bas
Membre de l'équipe nationale junior depuis 2012, Charles-Antoine Girouard revient de loin, lui qui a connu un hiver difficile à l'entraînement.
« J'ai été en camp d'entraînement en Floride de février à la fin du mois d'avril et j'ai connu beaucoup de hauts et de bas. Un jour j'étais capable du meilleur et le lendemain du pire. Ça été très difficile émotionnellement », confie celui qui étudie en histoire et civilisation au Cégep de Sherbrooke.
Tout s'est cependant replacé aux premiers essais canadiens qui avaient lieu à Gainesville en Géorgie, du 25 au 27 avril. Il a notamment remporté la finale B du K1 200 mètres.
« C'est à partir de ce moment-là que j'ai vu que tout était possible! » lance celui qui a énormément travaillé sur l'aspect psychologique de la compétition au cours des derniers mois.
« J'ai vraiment découvert quelque chose cette année, dit-il. Auparavant, ma force était au niveau de la technique, mais j'avais de la difficulté à bien gérer le mental. J'ai appris à me concentrer sur la course et l'effort et à ne pas perdre d'énergie avec les facteurs externes. »
Le Sherbrookois sera en camp préparatoire au Bassin olympique à Montréal jusqu'au 9 juillet. Il s'envolera ensuite vers la Hongrie en espérant poursuivre sur sa lancée en compagnie de son coéquipier Marc-Alexandre Gagnon.