La conseillère municipale et présidente de la Commission des finances de la Ville de Magog Nathalie Bélanger

Centre sportif : Magog paiera 4 M$ comptant

La Ville de Magog paiera comptant la somme qu'elle s'est engagée à débourser pour l'agrandissement du Centre sportif régional Memphrémagog, ce qui lui permettra de faire des économies importantes.
Au départ, la Ville de Magog avait l'intention d'emprunter entièrement la somme de 4 M$ promise à la Commission scolaire des Sommets pour ce projet d'agrandissement. Puis, la municipalité a sérieusement jonglé avec l'idée de ne faire qu'un emprunt de 2 M$, mais elle a aussi abandonné cette idée.
«La question de l'équité intergénérationnelle a été évaluée dans ce dossier, note la présidente de la Commission des finances de la Ville de Magog et conseillère municipale Nathalie Bélanger. À la fin par contre, on a décidé de ne pas faire d'emprunt.»
Mme Bélanger souligne que, si la Ville avait contracté un emprunt de 4 M$, il aurait fallu qu'elle verse 1 M$ ou plus en intérêts sur une période de 15 ans. L'économie réalisée n'est pas négligeable aux yeux de la conseillère municipale.
«Le 4 M$, c'est une subvention qu'on donne à la Commission scolaire des Sommets. Ça n'aurait pas été normal de payer cette somme avec la carte de crédit», estime-t-elle.
La décision de la municipalité fait en sorte que sa dette reste inférieure à 45 M$. Les dirigeants municipaux s'attendent à ce que ce chiffre continue à décroître au cours des années à venir.
«On prévoyait que la dette serait de 48,3 M$ à la fin de 2015. Mais, finalement, elle ne sera que de 43,5 M$. Ça va bien de ce côté. On voit que les objectifs de notre politique sont rencontrés. On savait qu'il fallait se donner trois ou quatre ans avant d'avoir les résultats souhaités. On est rendus là.»
Finances saines
Nathalie Bélanger assure que Magog est en très bonne santé financière. «Lorsqu'on se compare à plusieurs autres municipalités du Québec, on voit qu'on est très bien positionné», note-t-elle.
La présidente de la Commission des finances précise du même souffle que le contrôle de la dette s'est effectué sans que les infrastructures municipales ne soient négligées.
D'ailleurs, bien qu'elle tienne à ce que la dette demeure sous contrôle, Mme Bélanger n'exclut pas que la municipalité investisse à nouveau dans des travaux d'infrastructures majeurs ces prochaines années. «On ne dit pas non à ça. Au besoin, on pourrait utiliser des méthodes différentes pour les financer», mentionne-t-elle.
Ces dernières années, la Ville a déménagé sa bibliothèque municipale dans une ancienne église, un projet qui lui a coûté 10 M$. Elle s'est aussi dotée d'une nouvelle usine de production d'eau potable d'une valeur de plus de 15 M$.