Julie Chabot, conseillère en développement local au MAPAQ, Céline Rousseau, directrice adjointe à Tourisme Centre-du-Québec et Marc Dessureault, agent syndical à l'UPA.

Centre-du-Québec: large potentiel en matière d'agrotourisme

Une analyse réalisée par l'Association touristique régionale, le MAPAQ et l'UPA, révèle que le Centre-du-Québec dispose d'un large potentiel inexploité en matière d'agrotourisme.
Il semble effectivement que seulement 2 pour cent des 3300 entreprises agricoles du territoire ouvrent leurs portes aux visiteurs. C'est un peu plus d'un pour cent de moins que la moyenne québécoise. Il y a également un important travail de promotion à faire afin que le Centre-du-Québec soit reconnu à sa juste valeur.
« Nous sommes méconnus, nous n'avons pas de produit d'appel. Nous devons nous développer une personnalité et intégrer l'agrotourisme à l'offre globale. On peut dire que le Centre-du-Québec demeure un secret bien gardé », a constaté le directeur régional du MAPAQ, Luc Couture.
89 % des agrotouristes qui fréquentent la région 17 parcourent moins de 159 kilomètres afin de s'y rendre. Si cette proximité se révèle un atout, elle représente néanmoins un couteau à double tranchant puisque 72 % des visiteurs sont des excursionnistes et demeurent dans la région moins d'une journée. Ceci étant dit, il n'est pas étonnant que l'on y dépense en moyenne seulement 167 $ par séjour.
« Il faudra améliorer la qualité de l'expérience touristique, développer des outils afin de mettre en marché nos attraits agrotouristiques et combiner notre offre afin d'inciter les gens à demeurer parmi nous plus longtemps », a renchéri la conseillère régionale en développement local du MAPAQ, Julie Chabot.
Un plan d'action
Afin d'améliorer la situation de l'agrotourisme dans la région, Tourisme Centre-du-Québec et ses partenaires sont à rencontrer les différents acteurs des milieux agricole et touristique. Si on a encore besoin d'un peu de temps pour cibler des actions concrètes, on a déjà fait état des grands axes sur lesquels on concentrera les efforts.
Il est déjà déterminé qu'on mettra en valeur les produits qui sont particuliers à la région tels la canneberge, les fromages fins et le sirop d'érable. On entend également promouvoir les différentes routes agroalimentaires et améliorer le service à la clientèle.
« La qualité de l'accueil est inégale entre les entreprises. Le service à la clientèle est souvent sous-estimé. Ce ne sont pas tous les producteurs qui savent à quel point il est important de bien recevoir les visiteurs », a conclu Marc Dessureault, agent syndical au service de mise en marché de l'UPA Centre-du-Québec.