Cégep: les enseignants ne baissent pas la garde

Des signes positifs sont survenus dans le dossier de la relativité salariale, mais le Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS), à l'instar de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), ne baissent pas la garde.
<p>Steve McKay</p>
Selon Steve McKay, président du SPECS, le président du Conseil du trésor, le ministre Stéphane Bédard, doit déposer le rangement 22, comme il l'a avancé dans les pages du quotidien Le Soleil - et non 21 comme les enseignants du réseau le craignaient.
« C'est un dépôt préliminaire », fait valoir M. McKay. Un plan d'action comprenant différents moyens de pression, du piquetage allant jusqu'à la grève, doit être présenté aux membres le jeudi 13 février. Le plan est présenté en cas de blocage entre les deux parties ou de recul pour l'instance syndicale.
Des rencontres entre la FNEEQ et Québec sont prévues ce mardi et le 11 février.
Rappelons que Québec et la FNEEQ ont entrepris des discussions cet automne dans le cadre d'un exercice de relativité salariale.
Cet exercice est mené dans le cadre de travaux d'évaluation des catégories d'emplois mixtes des secteurs public et parapublic québécois. Ils ont pour objectif de fixer le rangement des catégories d'emploi dans la structure salariale de ces secteurs. Les membres du SPECS ont adopté des moyens de pression cet automne, afin de protester contre un possible déclassement à l'échelon 21, qui aurait entraîné selon eux une baisse d'environ cinq pour cent de leur salaire.