Cardin a eu vent d'une possible défusion pour Brompton

Il n'y a pas que des questions entourant la récente hausse de taxe foncière qui affluent au bureau de Serge Cardin. Plusieurs citoyens de l'arrondissement de Brompton se sont informés récemment des démarches à suivre pour éventuellement rompre avec Sherbrooke.
« Il y en a eu ici et il y a eu des demandes d'informations au ministère des Affaires municipales à savoir si une défusion pouvait se faire », confirme le député de Sherbrooke.
Si l'on se fie aux propos de M. Cardin, le Ministère aurait démontré une certaine ouverture envers une telle possibilité.
« Ce n'était pas un non catégorique. Quand les gens sont d'accord, tout peut se faire, souligne M. Cardin. Il n'y a pas eu une loi du Québec pour obliger les municipalités à fusionner. C'était un consentement mutuel. Si les gens se sentent brimés dans le contrat de départ, que ça ne fait pas leur affaire et que la majorité de l'arrondissement de Brompton, par exemple, faisait une demande, le Ministère vérifierait si le consensus est suffisant pour l'accepter. »
De son côté, le député ne voyait pas d'un mauvais oeil une telle réflexion provenant de certains Bromptonvillois. « Se poser des questions c'est toujours légitime, parce que ça montre que les gens cherchent des réponses. »
Quant à la pomme de discorde à l'origine d'une hypothétique défusion, soit la réforme de la gouvernance municipale proposée par le Renouveau sherbrookois qui aurait pour effet de fusionner les arrondissements de Brompton et Fleurimont et de supprimer les deux postes de conseiller d'arrondissement, celui qui a agi à titre de conseiller municipal à Sherbrooke pendant 12 ans entre 1986 et 1998 admet qu'il continue lui-même à s'interroger sur la viabilité d'une telle cure minceur.
« Je me pose simplement des questions, parce que quand je compare l'époque où j'étais conseiller municipal dans l'ancien Sherbrooke, qui représentait beaucoup moins de monde, qui représentait beaucoup moins de kilomètres carrés, on était douze. Aujourd'hui, vous avez beaucoup plus de kilomètres carrés, beaucoup plus de population, et on veut revenir à ce nombre. Je connais la charge de travail qu'on avait à l'époque et il y avait plus de gens qui se plaignaient d'avoir trop de travail que d'en manquer. »
Selon M. Cardin, il revient au conseil municipal, et non seulement à Bernard Sévigny, de prendre une décision éclairée.
« Ce n'est pas parce qu'il y a un parti politique que c'est le maire qui va décider seul. Le conseil est souverain, ce sont des conseillers et des conseillères qui vont décider s'ils vont de l'avant ou pas. »
Il émet toutefois des doutes à propos de la capacité des nouveaux conseillers à mesurer l'ampleur de leur travail et des incidences qu'aura une réduction de leur nombre sur celui-ci.
« Il y a plusieurs nouvelles et nouveaux conseillers municipaux qui ont été élus aux dernières élections qui sont pris pour décider, après quelques mois seulement de travail, que 12 conseillers seront suffisants. Est-ce qu'ils sont en mesure de mesurer l'impact d'une telle décision? » se demande Serge Cardin.