Le député de Sherbrooke Serge Cardin a lancé hier sa campagne électorale devant son bureau de circonscription. «On veut avoir les coudées franches», a-t-il déclaré, invitant les Québécois à accorder un mandat majoritaire au Parti québécois.

Cardin : «on veut avoir les coudées franches»

«On a fait des choses plus qu'intéressantes [dans les 18 derniers mois], mais on est limités dans certains aspects de notre politique. On veut avoir les coudées franches.»
Le député sortant de Sherbrooke Serge Cardin a lancé vendredi sa campagne électorale en demandant d'emblée aux Québécois de donner un mandat majoritaire au Parti québécois, afin que celui-ci puisse mener à terme ses projets. Parmi ceux-ci, Cardin a évoqué la mise sur pied de la Banque de développement économique du Québec, la modification de la Charte de la langue française, le projet de loi 52 concernant les soins de fin de vie ou encore l'abolition complète de la taxe santé. «Il nous faut un gouvernement majoritaire», résume-t-il.
Lorsque interrogé sur sa perception de la campagne à venir, le député sortant a parlé principalement de son adversaire libéral Luc Fortin. Il a répondu à ses allégations voulant que Cardin ait été un député fantôme en répliquant qu'il était difficile pour Fortin de s'assurer de son assiduité puisqu'il n'était pas à Sherbrooke à ce moment. Il a reproché à l'homme qui réside à Mascouche de se présenter dans une ville «où il n'a jamais mis les pieds ou presque» et d'arriver en accusant les gens déjà en place. «Je suis persuadé que les gens qui ont eu besoin du suivi d'un député sont satisfaits [de mon travail]», a affirmé Cardin.
«Très fier» du bilan
Par ailleurs, celui-ci s'est dit «très fier» de ce qui a été fait au cours du dernier mandat avec l'héritage du gouvernement précédent. Il a rappelé que la région avait reçu près de 243 M$ de Québec au cours des 18 derniers mois. «Nous avons eu notre part des investissements dans l'ensemble des dossiers du Québec», dit-il, donnant comme exemple le prolongement de la 410 et les nouvelles places en CPE.
Si la Charte des valeurs a occupé énormément d'espace médiatique consacré à la politique provinciale, Serge Cardin ne semble pas croire qu'elle en prendra autant dans la campagne. «Si les gens nous posent des questions, c'est évident qu'on va y répondre. On est là aussi pour débattre avec nos adversaires des autres partis», a-t-il tout simplement affirmé.
Depuis le début de la campagne, le PQ met l'accent sur l'économie et Serge Cardin n'a pas fait exception vendredi en consacrant une bonne partie de son allocution de lancement à la Banque de développement économique. Il a toutefois précisé que le rôle des politiciens n'était pas d'être des entrepreneurs, mais bien d'aider ceux-ci, dans l'intérêt de la société. «La prospérité, ce n'est pas être riche pour être riche, il faut être capable de faire une redistribution de la richesse.»