Capacité d'abattage: Viandes Giroux lance un cri d'alarme

L'espoir que nourrit la création de la Coopérative d'abattage du Québec pourrait s'avérer vain. Ceux qui souhaitent ne plus voir leurs vaches se faire abattre en Ontario ou aux États-Unis oublient que Viandes Giroux, le plus important abattoir du Québec depuis la fermeture de Levinoff-Colbex, peine à fonctionner à plein régime.
À deux jours de travail par semaine, l'usine de 45 employés est aujourd'hui loin d'atteindre sa capacité d'abattage, qui est de 600 vaches de réforme par semaine. « Ce qu'on trouve étrange, c'est que personne ne nous a demandé un état de la situation. C'est bien beau vouloir repartir un abattoir, mais nous, on a besoin d'aide. On est toujours en vie », clame la directrice des ressources humaines, Stéphanie Giroux.
Ni la Fédération des producteurs de bovins du Québec, ni le gouvernement n'ont répondu à leurs demandes d'aide. Pourtant, la situation est précaire pour les abattoirs du Québec, qui voient leur « matière première » achetée à gros prix par les « plus grands de ce monde ».
« Les Américains viennent acheter nos vaches à prix fort parce que leurs coûts de transformations sont moindres. Puis ils nous les revendent », explique Mme Giroux.
Texte complet dans La Tribune de mercredi.
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