Charles Bury

Cannabis pour un patient: le débat est ouvert, dit le Collège des médecins

Le Collège des médecins du Québec préfère ne pas commenter le cas spécifique du patient au CHUS Charles Bury, mais confirme que le débat de société est ouvert. « C'est une porte nouvelle qui s'ouvre », explique le président-directeur général de l'organisme, Charles Bernard.
<p>Charles Bernard</p>
« Les centres hospitaliers établissent de façon autonome la liste des produits autorisés pour prescription par les médecins. Et dans ce sens, nous n'avons aucune autorité sur la gestion des hôpitaux », relate M. Bernard ajoutant que la légalisation de la marijuana pour fin médicinale par le gouvernement fédéral a poussé le Collège des médecins à réfléchir aux balises entourant cette nouvelle réalité. 
« Depuis l'été, on se penche sur la question de la consommation de cannabis pour fins thérapeutiques, pas spécifiquement dans les hôpitaux, et nous aurons des recommandations à présenter au mois de février ou mars prochain », conclut M. Bernard précisant que le Collège des médecins n'a pas non plus l'autorité pour faire des reproches au médecin qui a prescrit la marijuana à un patient hospitalisé.
En moins qu'une plainte soit déposée, ce qui n'est pas le cas.
Le comité des usagers du CHUS n'a jamais reçu de demande de patients souhaitant consommer du cannabis. « J'ai été le premier surpris de voir que cette nouvelle réalité existait au CHUS. Nous n'avons jamais eu de demande semblable par le passé à ma connaissance, mais il sera intéressant de se pencher sur la question. C'est avec plaisir que nous travaillerons en partenariat avec la direction du CHUS et d'entamer une réflexion en ce sens », a déclaré le président du comité des usagers, Denis Marceau.