Café Trésors d'Afrique a déjà repris ses activités

L'incendie qui a détruit une bonne partie de l'atelier de torréfaction de Bouquets Gourmets, à Racine, a ralenti l'élan de sa propriétaire, mais Béatrice Mukagakwandi a bien l'intention de reprendre son rythme.
« Présentement, j'ai sous-contracté avec la brûlerie des Cantons, à Warwick. J'avais déjà travaillé avec eux auparavant », explique celle qui est derrière la gamme de cafés arabica Trésors d'Afrique.
Mais cette alternative pourrait être de courte durée. Si tout va bien, la torréfatrice prévoit se relocaliser à l'avant de son atelier, dans une petite pièce épargnée par les flammes. « Les choses vont bon train et d'ici deux semaines, il devrait y avoir le début de quelque chose », dit-elle.
Le rythme de production sera peut-être « à débit réduit », mais au moins, il reprendra. « Je suis contente que les choses commencent à bouger, je commence à être en rupture de stock », admet-elle.
Et par chance les clients ont été compréhensifs. « On les a appelés un à un pour leur expliquer qu'il y aurait des délais. C'est quelque chose qui survient et qu'on ne peut pas contrôler. »
En plus de la distribution à ses gros clients, Béatrice Mukagakwandi doit aussi penser aux amateurs qui ont pris l'habitude de la visiter à la Maison du marché Locavore, à Racine.
« Pour l'instant je fonctionne avec mon petit inventaire que j'avais à la boutique à Racine et qui n'a pas été touché », explique-t-elle. Dès la reprise de sa production, elle sera en mesure d'alimenter la Maison du marché.
Les sacs d'emballages sont eux aussi en route, car vendre du café implique aussi de le mettre en marché. « Les appels ont été faits à mon fournisseur cette semaine, on devrait tout recevoir en début de semaine prochaine. »
La semaine dernière, la femme d'affaires d'origine rwandaise a eu la mauvaise surprise de se faire réveiller à 5 h par un voisin qui a vu son atelier en feu.
Mais Béatrice Mukagakwandi se considère tout de même chanceuse. Sa machine de torréfaction et l'équipement acquis il y a à peine un an ont été épargnés.
« Dans ma malchance, il faut quand même remercier les pompiers, qui ont fait un travail incomparable, qui ont travaillé intelligemment. Ils ont compris que c'était mon gagne-pain », insiste-t-elle, remerciant au passage la bienveillance de son voisin.
Plus d'une centaine de poches de café de 60 kg chacun ont ainsi survécu aux flammes. « Les pompiers les ont sauvés en les protégeant avec une bâche. Ils ont fait ça de leur propre initiative », souligne-t-elle, soulagée.
Même si l'hypothèse de la foudre n'est pas encore écartée, c'est vraisemblablement un problème électrique qui aurait causé l'incendie.