Étienne-Alexis Boucher

Boucher tente encore sa chance dans Richmond

Étienne-Alexis Boucher a annoncé bien involontairement qu'il briguera de nouveau la circonscription de Richmond sous la bannière du Parti québécois (PQ) aux prochaines élections.
Dans un courriel adressé aux militants et membres de l'association péquiste de Richmond et sur lequel La Tribune a mis la main, l'ancien député de Johnson mentionne qu'il annoncera sa candidature le 9 mars au cours d'un brunch dans l'arrondissement Rock Forest-Saint-Élie-Deauville.
Contacté par La Tribune, M. Boucher n'a pas voulu confirmer l'information, mais a souligné qu'il n'a jamais caché ses ambitions. « Dès le lendemain de la dernière élection, jamais je n'ai fermé la porte à un retour en politique. »
Sans sa missive électronique, ajoute que le ministre de l'Agriculture et vice-premier ministre, François Gendron, sera présent à ses côtés lorsque sa candidature sera officialisée. Il nie toutefois être le choix de Pauline Marois et soutient qu'il devra, « s'il se présente », passer par le vote d'investiture advenant d'autres candidatures, comme devront le faire Gloriane Blais, France Bonsant et Jacques Bordeleau dans la circonscription de Mégantic.
« Au Parti québécois, contrairement à d'autres formations politiques, ce sont les membres de l'association du parti qui décident de l'identité de leur candidat ou de leur candidate au cours d'une assemblée d'investiture, dit-il. Or, le processus menant à une assemblée d'investiture n'est pas encore entamé à l'association de Richmond. Je ne peux pas présumer du fait que les membres m'accorderaient ou non leur confiance si jamais j'annonce officiellement mon retour aux prochaines élections. »
« M. Gendron sera de passage en Estrie au début du mois de mars, a-t-il néanmoins confirmé. Cette visite a aussi pour objectif d'aller à la rencontre des producteurs agricoles. Est-ce qu'il y aura une assemblée militante au cours de laquelle sera accueilli le vice-premier ministre? Certainement. Est-ce que j'y serai comme militant? Certainement. Est-ce que j'y serai comme candidat? Ça reste à voir », se borne-t-il à annoncer.
Déclenchement le 12 mars
Toujours dans son courriel, Étienne-Alexis Boucher dit opter pour le 9 mars, afin de « réchauffer l'organisation en vue du déclenchement électoral » qui devrait suivre « le 12 mars, selon toutes vraisemblances ». Questionné à savoir si cette date est celle attendue par le PQ, celui qui agit à titre d'attaché politique auprès du ministre de la Santé, Réjean Hébert, s'est montré prudent.
« Plusieurs dates ont circulé pour le déclenchement électoral alors que, manifestement, les partis d'opposition ont d'ores et déjà indiqué des conditions à peu près inatteignables pour qu'ils appuient le budget que présentera le Parti québécois. Bien malin qui saurait prédire la date finale que décidera le gouvernement ou les partis d'opposition. »
En 2012, l'ancien député de Johnson a perdu les élections par seulement 269 voix, une défaite que son entourage impute à l'annonce de Pauline Marois, quelques jours avant le scrutin, qu'elle annulerait le prêt de 58 M$ promis par les libéraux à la Mine Jeffrey d'Asbestos pour relancer l'exploitation de l'amiante. Que ce soit lui ou un autre candidat, M. Boucher se dit sûr que le PQ pourra faire une percée historique en s'emparant pour la première fois de la circonscription de Richmond, un château fort libéral où Yvon Vallières a siégé de 1973 à 2012 avant de tendre le flambeau à sa fille Karine Vallières, l'actuelle députée.
« Peu importe, je suis convaincu que lorsque la campagne électorale se mettra en branle, si elle a lieu au cours de cette saison, l'équipe du PQ de Richmond sera prête », résume Étienne-Alexis Boucher.
Le président de l'Association du Parti québécois de Richmond, Paul-Émile Robert, a indiqué que hormis M. Boucher, personne ne lui avait manifesté son intérêt de se présenter comme candidat péquiste dans cette circonscription jusqu'à maintenant.