La bière et les bouchées semblent plus prisées par les amateurs de blues que les repas à des tables plus classiques. Une bonne excuse pour sortir l'an prochain des barbecues sur les terrasses et concocter un menu pour emporter? Pourquoi pas, avance le chef du Méchant Steak, Michaël Cloutier (au centre).

Blues et barbecue?

Une tendance ressortait vendredi chez les restaurateurs du centre-ville : le Sherblues & Folk profite plus aux bistrots et restaurants rapides qu'aux tables plus classiques.
Peut-être est-ce une envie de déambuler de spectacle en spectacle sans s'enraciner nulle part ou encore une impulsivité caractéristique aux amateurs de blues, mais les restaurants dont le livre de réservations était plein vendredi après-midi se faisaient plutôt rares.
Par exemple, au Méchant Steak, on constate pendant le Sherblues une bonne hausse de clientèle, sans que ce soit toutefois la folie. «Ce jeudi, comparativement à quand on avait nos jeudis jazz, c'était moins bon, mais si on le compare à un jeudi régulier, on avait une hausse de 20 à 25 % de clientèle», analysait le chef Michaël Cloutier, penché sur la liste de tables réservées pour la soirée. « Mais les gens réservent plutôt à la dernière minute », nuance-t-il.
Devant ces résultats bons, mais pas extravagants, il lui semblait possible d'élaborer un nouveau concept pour mieux bénéficier des retombées. «S'il y avait un espèce de Bouffe ton centro en même temps, ça pourrait être intéressant. Est-ce qu'il y aurait assez de restaurateurs qui voudraient faire le la bouffe dans la rue en même temps? Moi je le ferais! Ça ne coûte rien de plus de sortir un barbecue et d'offrir un menu takeout qui se mange en marchant à trois, quatre ou cinq dollars», dit-il, évoquant des guédilles gastronomiques ou encore de la gaspacho pour emporter.
À suivre au prochain Sherblues...