Bienvenue dans l'aile St-Luc de La Frontalière!

Ce matin les 144 élèves de l'école Saint-Luc de Barnston ont pris l'autobus vers Coaticook où l'école secondaire La Frontalière leur a fait une place, un espace réparti sur deux étages qu'on a affectueusement surnommé « l'aile Saint-Luc ».
Parents et élèves avaient toutefois droit à une visite privilégiée des lieux hier soir et ils ont été plus de 150 à découvrir leur nouvelle école, une école dans une école pour reprendre l'expression du directeur général de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Bernard Lacroix. Un véritable tour de force pour lequel s'est mobilisé l'ensemble du personnel des deux écoles, puisqu'il a fallu relocaliser les classes des élèves du secondaire pour ensuite recréer les classes du primaire, incluant le remaniement de certains horaires. « Nous vivons une situation très particulière, mais c'est dans ces moments où l'on peut véritablement apprécier à sa pleine mesure l'entraide et la collaboration exceptionnelles de tout le monde », a tenu à souligner la directrice de La Frontalière, Caroline Champeau.
Quant aux enfants, ils étaient tout simplement ravis de découvrir leur pupitre dans une classe entièrement décorée, une classe plus grande avec d'immenses fenêtres. Malheureusement, les enseignants et les élèves du secondaire ont dû sacrifier leur environnement de rêve pour trouver refuge dans des locaux sans fenêtres, des bunkers comme on les appelle à La Frontalière. « C'est certain que j'aime mieux voir ma fille ici que dans une école pas saine, déclare Patrick Laroche, mais j'espère sincèrement que l'école Saint-Luc sera prête pour la rentrée scolaire l'automne prochain. »
Un souhait que partage M. Lacroix qui entrevoit la fermeture de l'école Saint-Luc comme un moment privilégié pour entreprendre les travaux correctifs sans la crainte de déranger la quiétude des élèves et un échéancier qui ne se limitera pas aux vacances estivales. « Il est certain que le déménagement des élèves nous enlève beaucoup de pression et je suis confiant que nous serons prêts pour la rentrée », conclut M. Lacroix.