Bell a un plan B pour Bolton-Est

La compagnie Bell n'a pas mis de temps à soumettre une nouvelle proposition à la municipalité de Bolton-Est quand elle s'est aperçue que son projet d'installer deux tours de télécommunication hautes de 76 et 90 mètres était fort mal accueilli dans le milieu.
Selon les informations transmises par la mairesse Joan Westland-Eby, Bell souhaite toujours installer deux tours sur le territoire de Bolton-Est. La compagnie est cependant prête à diminuer la hauteur des tours qui apparaîtraient dans le paysage.
Mme Westland-Eby indique que la nouvelle proposition de la compagnie sera analysée à très court terme par son conseil municipal. Tout laisse cependant croire que cette proposition, qui ne respecterait pas davantage la réglementation municipale, provoquera elle aussi des remous.
Quoi qu'il en soit, les élus de Bolton-Est ne semblent pas impressionnés par Bell. «La compagnie a tenté de nous faire accepter des tours très hautes et, une fois qu'elle voit que ça ne marche pas, elle sort tout de suite son plan B. Des gens dans mon conseil se demandent pourquoi il n'y a pas eu de négociation avant», note-t-elle.
Joan Westland-Eby reconnaît que ce dossier la préoccupe. «Bell veut qu'on se prononce sur sa nouvelle proposition avant la fin du mois de mars. Ça ne donne pas beaucoup de temps. Après, elle s'en remettra à l'autorité compétente dans ce domaine. On ne sait pas comment tout ça va finir. Chose certaine, de notre côté, on a l'intention de continuer à écouter la population», dit-elle.
Tout récemment, une pétition demandant à Bell de reculer a circulé dans la municipalité. Plusieurs dizaines de signatures ont rapidement été recueillies par ses instigateurs.
Des intervenants de la région ont avoué être inquiets face au projet initial de Bell. La mairesse d'Austin, Lisette Maillé, ainsi que le directeur général de Tourisme Cantons-de-l'Est, Alain Larouche, notamment, nourrissaient des inquiétudes. Une des tours annoncées risquait de gâcher un des plus beaux paysages de l'Estrie.