Jean-Luc Beauchemin

Beauchemin élu maire à St-Denis

Le poste de maire laissé vacant par le décès de Mike Doyle est finalement comblé à Saint-Denis-de-Brompton. Les électeurs ont voté dimanche à 56 % en faveur de Jean-Luc Beauchemin pour le remplacer.
L'ancien agent de la Sûreté du Québec s'opposait à la vétérinaire à la retraite Christiane Vanasse. Tous deux ont déjà été conseillers municipaux.
« Je suis très content. Ça a été une belle campagne respectueuse », affirme M. Beauchemin, qui était accompagné dimanche soir de ses trois fils pour l'annonce des résultats.
Selon lui, ce sont les dépliants distribués aux portes qui ont fait la différence. « Les gens ont vraiment aimé mes pamphlets, de la façon dont c'était monté, par étape une après l'autre », croit-il.
Le nouveau maire souhaite maintenant que son entrée à la mairie se fasse en douceur. Comme le budget pour l'année à venir a déjà été voté, M. Beauchemin veut d'abord connaître ce qui est dans le « carnet de travail de chaque conseiller ».
Le reste se fera au fur et à mesure. « J'ai à coeur aussi des projets pour les personnes âgées. C'est assez que la plupart partent à Sherbrooke », dit-il.
Il ajoute « avoir des choses en ébauche », mais refuse de dévoiler plus de détails. « On a des idées qui s'en viennent. »
Quelque 45 % des électeurs se sont présentés aux urnes pour cette élection partielle, contre 65 % lors des élections municipales du 3 novembre 2013.
Mike Doyle avait alors défait le maire sortant Claude Boucher, rappelons-le, avant de décéder d'un infarctus 13 jours plus tard.
« Déçue pour la démocratie »
La lutte a été serrée : en remportant 597 votes, Christiane Vanasse a perdu par 161 voix.
« Je ne suis pas déçue. Il doit y avoir un gagnant et un perdant », admet-elle.
Elle se dit toutefois déçue pour la démocratie. « À Saint-Denis, il n'y aura encore aucune femme au conseil municipal. Ça veut dire qu'il y a 50 % de la population qui n'est pas représentée », soutient-elle.
« Dans les petites municipalités et les villages, il y a encore des tabous », estime-t-elle, faisant allusion à la place des femmes en politique.
Mme Vanasse refuse toutefois de fermer la porte à une éventuelle candidature. « Les prochaines élections sont dans trois ans, on verra à ce moment-là », conclut-elle.