Grüv'n Brass

Avec tambours zé trompettes

Hani Ferland a toujours quelque chose à dire. Sur la vie en général, sur la culture, la photo, les médias sociaux, mais plus souvent encore, sur la musique, que ce soit génial ou que ça fasse mal.
Grüv'n Brass
Brass Mobile
ODD Sound
Il fera chaud à La Petite Boîte Noire ce vendredi avec le lancement de Brass Mobile, le nouvel album de Grüv'n Brass. Un album aux rythmes funky et dansants qui amalgame jazz et fanfare dans une ambiance de gros fun. Et ce même fun qui traverse l'album donne l'impression d'être de connivence avec les interprètes: on a envie d'embarquer dans leur beau trip.
Composé de musiciens au souffle impressionnant (ces gars-là ne fument pas certain!) Grüv'n Brass gagne du gallon depuis 2008. Son impressionnante feuille de route témoigne de l'expérience gagnée au fil du temps. Notons entre autres sur leur CV le Festival international de Jazz de Montréal, une tournée en France, la cérémonie de clôture des Jeux du Canada, le Festival d'été de Québec et le Festival juste pour rire.
Amateurs de jazz, de funk, de groove et de plaisir, le nouvel album de Grüv'n Brass vous parlera très certainement. Oh! Et je vous invite à visiter le gruvnbrass.com pour découvrir l'univers de la formation dans un décor tout à fait ludique.
Alors vendredi, direction La Petite Boîte Noire pour le lancement de Brass Mobile qui débutera à 17h et où sera servi un apéro Grüv'n Snack jusqu'à 19 h. Le groupe sera en prestation à 21 h.
Pink Martini & The Von Trapps
Dream a little dream
Audiogram
Il y a trois pièces qui me font pleurer dans la vie: Mistral gagnant de Renaud, Tears in Heaven de Clapton et Edelweiss tirée de la Mélodie du bonheur. Quand j'ai entendu la version d'Edelweiss chantée par les arrière-petits-enfants Von Trapps sur le dernier record de Pink Martini, de la grosse neige ouateuse tombait du ciel. Les larmes me sont montées aux yeux automatiquement. Le tableau était beaucoup trop beau pour que je reste de marbre. Ben oui, je suis donc ben sensible.
Avec ce nouvel opus du petit orchestre hétéroclite Pink Martini, Thomas Lauderdale, grand chef d'oeuvre du groupe, réalise un rêve: celui de collaborer avec la descendance Von Trapps. (parce que dans la vie, les Von Trapps, dont on a raconté l'histoire dans La mélodie du bonheur, existent vraiment.)
Le résultat est superbe. Dream a little dream donne envie d'aller faire tournoyer sa robe à bretelles quelque part dans les Alpes. Cueillir les Edelweiss, faire des affaires typiquement autrichiennes: boire de la bière, se faire du linge avec des rideaux, se partir une chorale d'enfants, ce genre de trucs. Surtout avec les pièces Die Dorfmusik et The Lonely Goatherd.
Dream a little dream effectue aussi un tour du monde musical, se colorant d'accents asiatiques (Gong Xi) ; de beats très carnaval de Rio (Fernando), de bossanova avec la pièce Hayaldah hachi yafah bagan ou encore d'une touche de tango sensuel avec la chanson Kuroneko no tango. La chanson titre, une reprise de 1931 écrite par Wibur Schwandt, Gus Kahn et Fabian Andre, est quant à elle tout simplement divine avec ses délicats doigtés de piano, ses accords d'ukulélé, ses coulées de harpe et la voix douce d'Amanda Von Trapp.
Un album à l'orchestration magique qui met de l'avant les voix cristallines des Von Trapps et qui rend furieusement nostalgique.