Auxiliaires de recherche et d'enseignement: pas d'entente sur les augmentations salariales

La présence d'un conciliateur à la douzième rencontre de négociations entre le Syndicat des auxiliaires de recherche et d'enseignement de l'Université de Sherbrooke (SAREUS) et la direction de l'établissement n'aura pas permis aux deux parties de s'entendre. Le syndicat annonce qu'il mettra en oeuvre des moyens de pression dans les semaines qui viendront.
Les négociations, commencées en septembre, s'étaient déroulées rondement jusqu'à ce qu'elles achoppent sur des questions salariales, plus précisément concernant les augmentations annuelles.
La rencontre de la semaine dernière portait sur ce sujet. Le syndicat a demandé à la direction une garantie de hausse de 1 % par année, soit un taux un peu plus faible que l'inflation. « C'est un pas qu'ils ne sont pas disposés à faire malheureusement », affirme le président du SAREUS, Philippe-Antoine Demers. Selon celui-ci, l'absence de garantie d'augmentation entraîne un climat d'incertitude chez les auxiliaires et empêche les professeurs et facultés de prévoir avec exactitude les budgets nécessaires au bon fonctionnement de leurs activités de recherche.
Au-delà du désaccord entre les deux parties, M. Demers a déploré l'attitude de la direction lors des négociations. « Le déroulement de la séance avec le conciliateur ne nous a pas nécessairement plu. On considère que l'Université n'a pas fait preuve d'une grande ouverture », rapporte-t-il.
Les moyens de pression qui seront mis en place par le SAREUS ne sont pas déterminés pour le moment.
Pas de garantie sans PSG
Du côté de la direction, on affirme qu'il est impossible de se prononcer sur les hausses salariales au-delà de 2015 puisque la Politique salariale gouvernementale (PSG) - qui prescrit les hausses salariales des employés de la fonction publique - n'est pas encore connue pour cette période. La direction souhaite s'engager à verser à ses employés du SAREUS l'augmentation prescrite par le gouvernement provincial. « On considère que c'est totalement équitable ce qu'on propose au SAREUS. On va leur donner ce que le gouvernement nous donne, point à la ligne. On ne va même pas essayer de faire des économies là-dessus », affirme Martin Buteau, vice-recteur aux ressources humaines à l'UdeS.
Selon lui, le contexte actuel, alors que les dépenses des universités sont scrutées avec une attention toute particulière, rend l'administration d'autant plus prudente.
« Pour nous, une gestion adéquate, diligente, c'est de dire au syndicat que quand on va connaître les montants qu'on va recevoir, on va les verser. »
Si le taux prescrit dans la PSG est inférieur à 1 %, la direction de l'UdeS irait de l'avant avec cette option, même s'il s'agit d'une augmentation sous l'inflation. « Si le gouvernement en vient à cette conclusion-là, ce serait probablement avec l'argument que les finances publiques de l'État nous obligent à prendre une décision comme celle-là. »
Si d'autres syndicats de l'Université ont obtenu des augmentations garanties après 2015, M. Buteau affirme qu'il est « un peu hasardeux » de comparer les négociations actuelles avec celles qui se sont faites dans les dernières années, alors que le contexte n'était pas le même.
Le SAREUS peut compter jusqu'à 1500 membres, tout dépendant des contrats en cours. La prochaine rencontre de conciliation aura lieu le 20 mars.