Bernard Sévigny

Autocollants sur les véhicules municipaux: Sévigny laisse les employés manifester

Sherbrooke n'a pas l'intention de forcer ses cols bleus, policiers ou pompiers à retirer les autocollants apposés sur les véhicules municipaux. Si la Ville de Trois-Rivières a choisi d'embaucher d'une firme pour nettoyer ses véhicules et de refiler la facture au syndicat, le maire Bernard Sévigny préfère laisser les employés manifester.
Rappelons que des autocollants portant la mention « On n'a rien volé (nous) » ont été apposés sur les véhicules de patrouille à Sherbrooke, comme dans plusieurs autres villes du Québec.
« Il y a eu des discussions et les fameux autocollants sont apposés sur les logos de la Ville, donc sur des surfaces qui sont déjà plastifiées, et non sur la peinture des véhicules. Ils ont pris soin de faire ça pour éviter d'abîmer les véhicules. À cet égard, nous ne sommes pas à prendre des mesures comme celles que d'autres villes pourraient prendre », commente le maire Bernard Sévigny.
« On s'attendait à ce qu'il y ait des manifestations de la part des employés contre le projet de loi. En ce qui nous concerne, il y a aura une commission parlementaire en août qui se poursuivra pendant deux semaines. Nous ferons valoir à la fois notre satisfaction et des ajustements que nous souhaitons. La partie syndicale se fera entendre également. À la suite de ça, le ministre décidera des modifications qu'il doit apporter au projet de loi 3. »
Bernard Sévigny ne voit aucune raison d'intervenir plus qu'il ne l'a déjà fait. « À Sherbrooke, les gens manifestent leur mécontentement, mais ça se fait de façon extrêmement respectueuse. Nous n'en sommes pas à des moyens comme ceux employés à Montréal. Chacune des villes gère ça de façon différente. Nous ne sommes pas dans une situation où nous devons intervenir. Les choses se passent plutôt bien à Sherbrooke. »