Audacieux vol d'une statue au centre-ville de Drummondville

Des malfaiteurs se sont emparés de la statue à l'effigie d'une jeune fille qui ornait le parc Woodyatt de Drummondville depuis près de deux décennies, laissant son pareil masculin bien esseulé. Le larcin aurait été commis la semaine dernière, mais n'a été signalé qu'hier aux autorités.
L'annonce de ce vol évalué à plus de 10 000 $ n'a pas eu de quoi plaire le maire de Drummondville, Alexandre Cusson. En ce qui le concerne, les voleurs se sont emparés d'une page d'histoire de la municipalité, en plus de délester la communauté au complet d'un actif important.
« C'est enrageant!, a-t-il lancé d'entrée de jeu. Ce vol d'un bien public concerne l'ensemble de la population. Je trouve ça inacceptable ».
Le politicien a lancé un appel à ses concitoyens afin que l'on mette rapidement la main au collet des malfaiteurs. Selon lui, il est surprenant que personne n'ait vu quoi que ce soit considérant l'ampleur du délit.
« Je veux bien croire que la statue était dans le parc et non en pleine rue, mais ça ne se vole pas en 30 secondes. Lorsqu'on remarque un comportement louche, il est important de le dire. Pour ce qui est de la statue, elle doit déjà être fondue au moment où on se parle », peste-t-il.
Sur les lieux du vol, des employés de la Ville, accompagnés de la Sûreté du Québec, ont trouvé une lame de scie à fer qui a probablement servi à couper les ancrages de la statue de la fillette. La statue du garçonnet a pour sa part été épargnée, mais des signes démontrent que le ou les voleurs ont tenté de s'en emparer également. Une enquête est en cours, le vol de métaux semble être le motif du vol.
Les statues avaient été inaugurées en 2000 et avaient été ajoutées à une fontaine d'eau en juin 2007, dans le cadre du 25e anniversaire du Mondial des cultures de Drummondville. Il s'agit d'un don de Camil McKenzie du Club Rotary et d'oeuvres du sculpteur Pierre Tessier.
La Ville de Drummondville n'écarte pas la possibilité de faire reconstruire la statue de la fillette. On envisage également d'accroître la surveillance à proximité des biens de la communauté. « Il va peut-être falloir être plus méfiants, surveiller davantage », conclut le maire Cusson.