Michael Goldbloom

Allocation controversée pour Michael Goldbloom: 250$ pour dormir à la maison

Le principal de l'Université Bishop's Michael Goldbloom s'est retrouvé en première page d'un quotidien montréalais lundi, en raison de ses conditions de travail, mais surtout d'une allocation de 250 $ qu'il perçoit chaque fois qu'il doit passer la nuit à Montréal pour le travail, malgré le fait qu'il dorme à la maison qu'il possède dans la métropole.
Dans le contrat du principal, on peut lire que « l'université a déterminé qu'il serait plus avantageux que M. Goldbloom conserve sa résidence à Montréal. Conséquemment, il recevra un per diem de 250 $/nuit lorsqu'il doit y aller pour affaires, en lieu et place de frais d'hôtels, de stationnement, de repas et de taxis, jusqu'à concurrence de 44 nuits par année (11 000 $) », rapporte l'article qui a fait jaser.
En 2013, M. Goldbloom aurait réclamé le remboursement de 31 nuits, soit 7750 $.
L'allocation en question s'ajoute au salaire annuel de base du principal, qui s'élève à 273 890 $ (soit le cinquième salaire le plus élevé des recteurs du Québec, derrière ceux de McGill, Concordia, l'Université de Montréal et l'Université Laval), ainsi qu'aux autres allocations et avantages sociaux dont il bénéficie.
Aucun responsable de l'Université Bishop's n'a été disponible pour commenter le dossier depuis la parution, et M. Goldbloom serait à l'extérieur depuis, également dans l'impossibilité d'accorder des entrevues.
Un outil de négociation?
La présidente de l'Association des professeurs et professeures de l'Université Bishop's (APBU), Virginia Stroeher, ne s'offusque pas des conditions de travail dont bénéficie Michael Goldbloom, mais espère que de tels traitements avantageux seront également étendus aux employés.
« Il a un très bon lot d'avantages. On espère juste que nous allons être tout autant valorisés [que le principal] lorsque nous serons en négociations, que nous aurons aussi quelque chose d'intéressant », a-t-elle dit mardi.