Alain Rayes invite les politiciens à rester ouvert à l'immigration

S'il admet que la préservation de la langue française et de la culture québécoise est d'une importance capitale, le maire de Victoriaville, Alain Rayes, invite certains politiciens à faire preuve d'un peu plus de retenue dans leurs suggestions de restreindre l'immigration. Si on avait appliqué une politique d'immigration stricte il y a 40 ans, il ne serait pas maire de Victoriaville, dit-il, et il n'en serait même pas citoyen.
«Lorsque mon père est arrivé ici, il ne parlait ni anglais, ni français. Il a passé des entrevues et a tout de même eu un emploi comme enseignant. Il s'est intégré et a eu quatre enfants. Si on écoutait certains politiciens, Alain Rayes ne serait pas là, sa famille non plus», met-il en garde.
Le politicien estime qu'au-delà des efforts consentis pour limiter l'immigration, il est crucial d'éduquer les gens et d'offrir aux nouveaux venus les ressources nécessaires à leur intégration dans leur nouveau milieu.
Il croit par ailleurs qu'il y a des gestes à poser afin d'assurer la sécurité des Québécois, mais qu'il est crucial d'éviter de tomber dans la démagogie.