Le ministre Edward Fast

Aide internationale: une délégation manifestera à Montréal lundi

Une délégation sherbrookoise sera présente lundi à Montréal à une manifestation dénonçant  «l'idéologie conservatrice» qui transforme la coopération internationale canadienne.
Ils seront une trentaine à prendre la route lundi matin afin de rejoindre d'autres manifestants du milieu de la coopération internationale québécoise et de la société civile qui vont décrier «le détournement de fonds de l'aide internationale du gouvernement fédéral».
Ils profitent de la présence dans la métropole québécoise du ministre du Commerce international du Canada, Edward Fast, pour faire entendre leurs voix.
Le groupe soutient que les «coupures de budget de feu l'ACDI et l'impossibilité de dialogue avec le gouvernement fédéral» nuisent à de nombreux organismes de coopération internationale. Certaines n'arrivent plus à soutenir les projets de développement et peinent à maintenir leurs actions de solidarité ici comme outre-mer, assure-t-on.
Une réalité qui se vit aussi ici, en Estrie, au sein du Carrefour de solidarité internationale où a pris naissance l'idée de cette mobilisation maintenant québécoise. Le Carrefour de solidarité internationale lançait en novembre dernier un appel à la population pour le moins original avec une parodie (autorisée) intitulée « On ira tous chez Paradis » faisant référence au ministre du Développement international.
«Les réponses sont venues de partout au Québec. C'est ainsi que le réseau de l'Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) a finalement pris le relais de cette mobilisation», mentionne un communiqué de presse.
Alors que le ministre Fast donnera une conférence sur la stratégie commerciale du Canada sur les marchés mondiaux, le réseau de la coopération internationale manifestera pour démontrer «que l'aide internationale n'est pas une activité commerciale», que «le gouvernement fédéral ne respecte pas la loi sur la responsabilité en matière d'aide au développement officielle» et «a coupé le dialogue avec les organismes de coopération internationale».