Agression à l'arme blanche: Godbout retrouve sa liberté

Détenu depuis son arrestation le 23 décembre, Marco Godbout pourra finalement retrouver sa liberté en attendant la suite des procédures judiciaires.
À la suite d'une enquête sur remise en liberté, la juge Claire Desgens a estimé qu'il n'y avait aucun motif raisonnable pour garder l'accusé derrière les barreaux.
Le matin du 22 décembre, l'individu de 28 ans aurait agressé sa victime avec une arme blanche. Les événements sont survenus à l'intérieur du logement de l'accusé, situé sur la 3e Avenue à Sherbrooke.
Diverses conditions lui sont imposées; Marco Godbout devra demeurer au Domaine Orford, suivre une thérapie, avoir une bonne conduite, se présenter en cour lorsque requis, suivre la médicamentation imposée par son psychiatre, n'avoir aucun contact avec la présumée victime, de même qu'avec plusieurs autres personnes reliées aux accusations portées contre lui.
Enfin, un dépôt de 1200 $ a été fait par l'accusé, alors que son grand-père s'est engagé pour une somme de 1000 $.
L'accusé a vivement hoché la tête lorsque la juge lui a demandé s'il saisissait toutes les conditions qui lui étaient imposées. « Oui, oui, oui », a-t-il répondu à plusieurs reprises.
Accusé de voies de fait armées, de voies de fait avec lésions, de menaces et de bris de conditions, Marco Godbout a d'importants problèmes de consommation de drogue.
Par le passé, il a déjà purgé une peine d'emprisonnement avec sursis de 23 mois pour une affaire de voies de fait grave. Il n'avait alors commis aucun bris de condition et était resté sobre pendant quelques années.
La juge a rappelé à l'accusé la gravité des accusations qui pèsent contre lui et l'a encouragé à « faire le meilleur de votre (sa) vie » avec cette remise en liberté, ainsi que la thérapie à laquelle il devra se soumettre.
Le dossier de Marco Godbout devrait revenir en cour le 15 avril. C'est Me Mélissa Gilbert qui défend l'accusé alors que Me Émilie Baril-Côté représentait la couronne lors de l'enquête.