Lisa Raitt

Aéroport: la ministre ferme la porte encore une fois (vidéo)

Le député de Sherbrooke Pierre-Luc Dusseault a une fois de plus utilisé son temps de parole à la Chambre des communes pour aborder le dossier de l'aéroport de Sherbrooke, mercredi. Il a notamment interpellé la ministre des Transports Lisa Raitt pour lui demander pourquoi elle abandonnait Sherbrooke.
« Quatorze maires de ma région en ont assez de l'immobilisme de la ministre des Transports dans le dossier de l'aéroport de Sherbrooke. Ils lui ont écrit pour exiger des installations de sécurité à l'aéroport de Sherbrooke, une mesure qui aiderait le développement économique de ma région en créant des dizaines de millions de dollars en retombées économiques. Malheureusement, elle a servi une fin de non-recevoir en réponse aux 14 élus de la région. Il y a consensus et il ne manque qu'une seule personne : c'est la ministre des Transports. Pourquoi veut-elle freiner le développement économique de Sherbrooke? Pourquoi abandonne-t-elle Sherbrooke? » a-t-il martelé.
La ministre Raitt a alors servi une réponse semblable à celles que contenait la correspondance qu'elle entretient avec le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny. « Il y a 89 aéroports qui sont déjà désignés pour recevoir les services de l'ACSTA (Agence canadienne de la sûreté des transports aériens). Sherbrooke n'est pas l'une d'elles, mais Sherbrooke est parmi plus de 20 aéroports au pays qui ont déposé la même demande pour les mêmes services. Ils passent tous par le même processus », rétorque Lisa Raitt.
« Je veux être claire : nous n'allongerons pas cette liste de 89 aéroports désignés », ajoute-t-elle.
Dans un communiqué, Pierre Luc Dusseault estime que la lutte doit se faire auprès du ministère « afin de permettre à l'aéroport d'avoir des arrangements spécifiques pour poursuivre son développement ». « Nous devons travailler avec l'ACSTA et Transports Canada pour obtenir une exception. Évidemment, je continuerai de mettre de la pression sur la ministre, car il est complètement inacceptable de rejeter ainsi du revers de la main les ambitions de toute une région », déclare M. Dusseault.