Adam, 6 ans, l'un des héros du Tour CIBC Charles-Bruneau

Adam Vaillancourt a 6 ans et est en rémission d'une leucémie. Il est l'un des héros pour lesquels les porte-paroles Ève Landry et Julie Marcoux ainsi que 29 autres cyclistes ont enfourché leurs vélos à Sherbrooke pour relever le défi du Tour CIBC Charles-Bruneau et amasser des fonds pour lutter contre le cancer pédiatrique.
Tôt jeudi matin, le peloton a pris le départ au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) de Fleurimont pour un parcours de deux jours et 320 km qui se terminera à Boucherville, en Montérégie, pour le grand événement final du Tour CIBC Charles-Bruneau. Les cyclistes profiteront d'une nuit d'arrêt à Granby à l'issue de la première journée, avant de reprendre leur périple vendredi matin.
Le départ donné au CHUS est l'un des cinq tracés proposés cette année par le Tour : le départ du parcours principal, de quatre jours celui-là, a été donné à Rimouski le 1er juillet dernier, tandis que des départs pour les parcours de deux jours à Gatineau et Québec étaient également donnés hier.
La comédienne Ève Landry et la journaliste Julie Marcoux, les porte-paroles du parcours de Sherbrooke, ont tour à tour pris la parole avant le départ pour remercier les cyclistes et les partenaires. Mme Landry, qui en est ses premiers kilomètres en vélo de route, a accepté l'invitation après que son collègue Paul Doucet, qui roule avec les cyclistes du parcours de quatre jours, l'aille convaincu de participer à ses côtés à l'aventure.
« Quand tu rencontres un gars comme Paul, tu réalises rapidement que c'est un gars qui a du coeur, explique-t-elle. Je me suis dit, s'il est là, c'est qu'il doit y en avoir d'autres avec un aussi grand coeur que lui et c'est ce que je rencontre jour après jour depuis que j'ai accepté. »
La journaliste Julie Marcoux est pour sa part une habituée des tours cyclistes, elle qui a notamment déjà participé au Grand Défi Pierre Lavoie dans le passé. « Ma grand-mère, quand j'étais jeune, me demandait souvent : Julie, pourquoi ne joues-tu pas tennis? Tu serais tellement plus cute dans une petite jupe, raconte-t-elle. Je pense que ma grand-mère serait fière aujourd'hui de me voir habillée en cycliste pour venir en aide aux enfants qui en ont le plus besoin. »
Jumeler pour motiver
Chaque cycliste qui participe au Tour a été jumelé avec un enfant atteint du cancer afin de montrer concrètement les raisons pour lesquelles les cyclistes pédaleront tous ces kilomètres - les enfants -, mais aussi afin de motiver les participants, qui portent sur leur maillot, à la hauteur du coeur, un macaron à l'effigie de l'enfant qu'ils représentent.
Rappelons que le CHUS a inauguré, en mars dernier, une nouvelle unité d'oncologie pédiatrique grâce à un don de 1 M$ de la Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau. Il s'agissait du premier investissement de la fondation en dehors de son Centre de cancérologie établi au CHU Sainte-Justine, à Montréal.
Ce sont pour ces réalisations concrètes que le peloton a pris le départ dans la bonne humeur.