Accident de travail: «Il voulait faire sa vie avec moi»

Maxime Fortier caressait plusieurs rêves. Son embauche au garage Mécanique Paul Boucher lui a permis d'en cocher un sur sa liste. Effet papillon, ce rêve aura malheureusement causé sa mort.
<p>Sabrina Goyette et Maxime Fortier</p>
« Il rêvait de travailler ici, d'avoir sa propre maison; il ne voulait pas d'appartement. Il voulait ouvrir son propre garage plus tard, mais ça ne vaut plus rien maintenant. On avait tellement de projets ensemble, il devait me montrer à conduire, il voulait faire sa vie avec moi. J'ai l'impression que c'est la fin du monde, que tout vient de s'écrouler autour de moi », de dire Sabrina Goyette, son amie de coeur, au bord des larmes.
Arrivée mardi matin sur les lieux de l'accident, elle n'a pu retenir un cri de désespoir qui a résonné dans la tête de tous les gens réunis devant le garage.
« Je l'aimais beaucoup cet homme-là; il était merveilleux. Il ne méritait pas de mourir comme ça. Je n'accepte pas sa mort et je ne sais pas si je vais l'accepter un jour », ajoute-t-elle.
Déjà, la perte de son amoureux la traumatise.
« Je suis passée devant un garage où il y avait une voiture élevée sur un lift et j'ai imaginé mon chum qui se faisait écraser en dessous, je n'ai pas été capable, je me suis tourné la tête et ça a été la grosse crise dans l'auto. Le voir à l'hôpital ça a été dur aussi, je l'ai vu mort dans ma face. »
Accompagnée de ses camarades Tamara, Michaël et Frédéric, elle a tenu à revenir sur les lieux de l'accident pour voir la voiture de son amoureux.
« C'était autant le meilleur chum pour une fille que le meilleur ami pour un gars. Tu peux toujours compter sur lui. La seule chose que je souhaite c'est qu'il y ait eu une erreur et qu'il ne soit pas mort », espérait son ami d'enfance, Michaël Bourassa.
Une page Facebook a d'ailleurs été créée en l'honneur du jeune mécanicien, où parents et amis enchaînent les témoignages poignants.
« On s'est vus à la Fête du lac en fin de semaine. Tu me disais à quel point tu étais heureux en ce moment, à quel point tu aimais ta nouvelle job. Tu me parlais de tes projets, tes rêves. Et ce matin tu n'es plus là. Dans ma tête, ça n'a aucun sens », d'écrire Marie-Pier Hurdle.