90 jours de prison pour avoir heurté le signaleur routier

Le juge Jacques Trudel a condamné Christian Nadeau à une peine d'emprisonnement de 90 jours à être purgée de fins de semaine pour avoir heurté le signaleur routier Michel Girard alors qu'il conduisait son véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie quatre fois au-delà de la limite permise.
<p>Christian Nadeau</p>
Le magistrat se range ainsi du côté de la Couronne qui suggérait une peine de quatre mois d'emprisonnement. Il estime que le fait de n'être incarcéré que les week-ends permettra à l'accusé de reprendre sa vie en main tout en atteignant les objectifs de dissuasion et de dénonciation.
« L'écart entre cette peine et ce que suggérait le ministère public est minime et je crois qu'elle permettra de dénoncer le comportement tout en étant réparateur pour les victimes et la société », a signifié le juge Trudel, au moment de rendre sa décision.
En plus de passer les 45 prochains week-ends en prison, l'ancien employé municipal de Sainte-Sophie-d'Halifax devra réaliser 180 heures de travaux communautaires et sera sur le coup d'une probation de deux ans au cours de laquelle il ne pourra conduire un véhicule automobile, ni consommer d'alcool. Le juge lui a d'ailleurs fortement conseillé de continuer de fréquenter les Alcooliques anonymes.
 
Rappel des faits
Le 29 janvier 2013, en matinée, Christian Nadeau, qui était aux prises avec de graves problèmes d'alcool, circulait dans une zone de travaux avec un taux d'alcoolémie de 320 mg par 100 ml de sang, soit exactement quatre fois la limite permise par la loi, lorsqu'il a heurté le signaleur Michel Girard à un bras, lui causant des blessures qui l'ont tenu en congé forcé pendant une longue période de temps.
Selon ce qui a été mis en preuve, le jour des événements, la conjointe de l'accusé l'a expulsé du domicile familial afin de lui donner le temps de réfléchir. C'est en se rendant dans une maison de thérapie de Thetford Mines, déterminé à mettre fin à ses malheurs, que l'accident s'est produit.
Le rapport présentenciel de Nadeau fait état d'une thérapie complétée avec succès. Il serait d'ailleurs sobre depuis avril 2013. On peut également y lire que le risque de récidive est relativement faible et que l'accusé ne présente aucune structure de personnalité délinquante. Il n'avait pas d'antécédent judiciaire avant cet événement.