Jacques Demers

75 histoires de succès

« Il y a tellement de potentiel dans la région, il faut l'utiliser! »
<p>Diane Gingras</p>
Les mots de Jacques Demers, président de la Conférence régionale des élus, résument bien ce que ressentaient hier plusieurs personnes dans la salle lors du Gala du Mérite estrien qui se tenait au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke. Les 75 histoires de succès qui étaient présentées ont touché l'assemblée.
« C'est essentiel d'être capable de le souligner lorsque les gens de notre région se démarquent. Il faut prendre un moment dans l'année pour les reconnaître, amener à l'avant-plan tous ceux qui font quelque chose pour l'Estrie », a ajouté M. Demers.
Une opinion que partageait le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, lorsque interrogé sur sa perception du Mérite estrien. « Ce n'est pas important, c'est extrêmement important », a-t-il affirmé d'emblée. « [Les lauréats] ne sont pas nécessairement des gens qui sont les plus en vue normalement. Cette reconnaissance est essentielle pour la dynamique de la communauté. »
Le maire a aussi souligné l'effet d'entraînement que pouvaient avoir les lauréats. « Ils ne le cherchent pas nécessairement, mais lorsqu'ils sont récompensés, ils deviennent des modèles qu'on aime bien suivre », dit celui qui croit que le Mérite « génère un mouvement extrêmement positif ». « S'il n'y avait pas ça, je ne suis pas sûr que la communauté serait aussi dynamique. »
La rectrice de l'Université de Sherbrooke croit aussi que l'effet d'inspiration et de motivation relatif au Mérite estrien est « très important », tout comme « la reconnaissance des gens qui se distinguent dans leur domaine ». Plusieurs lauréats sont d'ailleurs des diplômés de l'UdeS ou y ont travaillé, qu'il s'agisse de Farah Lizotte, qui y étudie à la maîtrise en endocrinologie, ou encore de Paul Deshaies, qui a été doyen de la Faculté d'éducation physique et sportive.
Mettre en lumière l'engagement
Pour la présidente du conseil d'administration du CSSS-IUGS Diane Gingras, le Mérite estrien permet de mettre en valeur des personnes dont on n'entend pas souvent parler, notamment des bénévoles. « C'est une tribune pour reconnaître les gens qu'on n'a pas toujours l'occasion de reconnaître. Ils oeuvrent souvent pour des organisations dans l'ombre, ça permet qu'on valorise et reconnaisse ces gens-là », a-t-elle dit.
Réal Létourneau, vice-président régional chez Raymond Chabot Grant Thornton, est comme plusieurs un habitué du Gala. « Ça prend ça absolument pour souligner tous ces gestes et surtout mettre en lumière ces gens comme La Tribune le fait. C'est essentiel, ça mobilise la communauté et je suis sûr que ça fait beaucoup plaisir aux gens », a-t-il mentionné.
Parmi ces sympathisants de longue date du Gala du Mérite estrien - qui en était à sa 22e édition -, certains y assistaient pour la première fois. C'était notamment le cas de Johanne Turgeon, présidente-directrice générale de l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Estrie. « Ce que je trouve intéressant, c'est que c'est organisé par des gens d'ici, pour des gens d'ici. Des fois, on fait de bons coups et ils sont reconnus à l'extérieur, mais c'est une belle initiative de les reconnaître dans la région », a-t-elle dit.
« Ce sont des gens de coeur, qui s'engagent et qui ont un grand souci de toucher leur communauté et de faire la différence pour les gens qui vivent dans la région. Ils ont toute mon admiration! »