61 M$ pour des trottoirs et des pistes cyclables

La Ville de Sherbrooke s'est dotée d'un premier Plan directeur du transport actif (PDTA) lundi à l'occasion de la séance du conseil municipal. La mise en oeuvre du plan proposé, évaluée à 61 M$, comprendrait l'ajout de 100 km de trottoirs et de 95 km de voies cyclables. Elle devrait commencer à l'été 2015 et pourrait s'étendre sur plus d'une quinzaine d'années.
« Le plan prévoit des réseaux piétonniers et cyclables qui seraient intégrés. Un ne se ferait pas au détriment de l'autre, mais ça signifie que des infrastructures seraient conjointes pour éviter des coûts supplémentaires », explique Denis Gélinas, directeur des projets majeurs à la Ville de Sherbrooke.
Le réseau actuel compte 280 km de trottoirs et 130 km de voies cyclables.
Le réseau proposé vise notamment à offrir un lien cyclable utilitaire à moins de 1000 mètres de tout logement et un lien cyclable utilitaire à moins de 300 m pour 80 % des logements à l'intérieur du périmètre d'urbanisation. Il est déterminé en fonction des caractéristiques physiques du territoire, de l'organisation du réseau routier actuel et projeté, des générateurs de déplacements et des projections de développement de la ville.
« Le plan correspond aux attentes relevées dans les différentes consultations qu'on a eues dans les trois dernières années. Ça respecte des manières de voir l'implantation des trottoirs via une grille de priorisation. Quand on regarde le plan, il y a des choses qui pourraient être réalisées seulement dans 15-20 ans, mais on est obligés d'avertir le conseil que théoriquement un trottoir pourrait être nécessaire. »
M. Gélinas cite le secteur de l'est, le long de la rue King, où le développement de la rue des Rocheuses pourrait entraîner des besoins pour les piétons d'ici une ou deux décennies. « Même chose sur le boulevard Bourque entre la rue du Président-Kennedy et l'entrée du secteur Deauville. Ce sont 5 km où il n'y a pas beaucoup de piétons. »
L'estimation des coûts (16 M$ pour le réseau cyclable et 45 M$ pour le réseau piétonnier) s'appuie sur les coûts actuels des infrastructures. Les sommes dépensées varieront selon l'échéancier et la participation de tiers pourrait être envisagée. La Ville dressera un bilan aux cinq ans pour déterminer l'avancement du PDTA et pour déterminer les efforts à déployer pour améliorer son implantation.
Les besoins sont-ils réellement présents? « Si on met une infrastructure, les gens vont l'utiliser. C'est le principe de l'oeuf ou la poule. Quand il n'y en a pas, les gens n'y vont pas. »