33 jours pour repeindre la région

Après avoir réussi une percée au coeur de l'Estrie en 2012 en enlevant les circonscriptions rouge foncé de Sherbrooke et de Saint-François, le Parti québécois poursuivra-t-il sur sa lancée le 7 avril prochain?
Il est permis de poser la question alors que la campagne électorale s'amorce avec un Parti québécois donné favori dans les sondages et une Coalition avenir Québec qui piétine à un niveau de tiers partis, bien loin de l'avenir prometteur qu'on lui donnait au déclenchement de la campagne électorale de 2012.
Il y a 18 mois, on s'en rappelle, les électeurs de la circonscription de Sherbrooke avaient causé la surprise en montrant la porte au chef du Parti libéral du Québec Jean Charest, pour élire le péquiste Serge Cardin.
Dans la circonscription voisine de Saint-François, aussi, le péquiste Réjean Hébert l'avait emporté par une majorité de 65 votes sur Nathalie Goguen, qui tentait de prendre la succession de Monique Gagnon-Tremblay pour maintenir un règne libéral de plusieurs décennies dans le comté.
Le reste de l'Estrie a poursuivi la tradition libérale, qu'on parle de Pierre Reid dans Orford, de Karine Vallières qui a pris la succession de son père Yvon Vallières dans le château-fort de Richmond, ou de Ghyslain Bolduc qui a pris la relève de Johanne Gonthier dans Mégantic.
Dans les circonscriptions limitrophes de l'Estrie, le portrait avait été plus chambardé, à la fois par un redécoupage de la carte électorale en octobre 2011 et par le vent de changement que faisait souffler la Coalition Avenir Québec sur la province. Johnson est resté péquiste mais a ne représente plus tellement la même région, les caquistes ont gagné leur pari dans Arthabaska et dans Drummond-Bois-Francs et le libéral Laurent Lessard a maintenu son règne dans un Lotbinière-Frontenac passablement transformé.