Les résolutions de nouvelle année ne reposent pas que sur notre simple volonté, mais bien sur notre capacité à nous responsabiliser face à notre santé physiologique, mentale et émotive.

2014 sous le thème de la responsabilisation

Je vous souhaite à tous une belle et heureuse année 2014! Janvier est souvent le mois des résolutions. C'est stimulant et énergisant de les mettre sur papier et de penser à tout le bien que ça nous fera. Mais il est frappant de voir à quel point il semble difficile de les maintenir tout au long de l'année, voire tout au long de notre vie.
En fait, ça semble un tour de force de réussir à les maintenir ne serait-ce que quelques mois. C'est quand même intéressant, car quand on y pense, il s'agit de notre vie, de ce qui nous tient à coeur. C'est un appel intérieur qui nous communique un besoin de bien-être. Il serait peut-être sage d'écouter ces petites demandes.Pour moi, une résolution est un engagement envers soi-même à se faire du bien. Dit comme ça, nous devrions tous être capables et enjoués de la mettre de l'avant et de s'y consacrer. Ce qui n'est pas toujours le cas, si l'on se fie aux statistiques.
À mon avis, le défi réside dans le fait qu'il semble difficile pour nous, les humains, de se choisir en premier, de choisir de se faire du bien de façon quotidienne. Nous éprouvons de la difficulté à se mettre en priorité. Le travail, les enfants, l'école, les études... tout ça passe avant notre santé, nos inspirations personnelles et notre bien-être. Au premier janvier, on se souhaite tous la santé. Mais on oublie un petit truc, à mon avis. C'est que, comme toute chose, nous devons consacrer un certain effort à la créer, cette santé tant désirée!
Se placer en priorité
Pour moi, le concept de santé n'est pas que physiologique. Elle inclut notre bien-être, nos élans de vie, notre santé mentale et émotive, le fait de prendre le temps, prendre du temps pour soi et cesser un moment de répondre à toutes les demandes extérieures qui grugent notre énergie qu'on aurait parfois envie de mettre ailleurs.
Nos conditionnements de société sont si forts qu'on en vient à oublier de prendre la responsabilité de notre vie. Et c'est là où je veux en venir; à la responsabilisation personnelle.
Nous avons la possibilité et la capacité de choisir. Nous avons tous vingt-quatre heures dans une journée. Ce que nous faisons avec notre temps nous appartient.
Je suis bien conscient que nous avons des obligations, je vous l'accorde.
Mais accepter et prendre la responsabilité de notre vie nous mène sur un chemin de découverte de soi qui peut s'avérer très libérateur. Faire le point et prendre le temps de se questionner sur nos choix de vie, nos valeurs et ce qui compte pour nous favorise un éveil qui nous permet de nous réaligner, si tel est notre désir.
Une question de perception
Il y a aussi notre perception des choses. Nous avons la faculté de choisir nos comportements et ce que nous décidons de faire devant certaines circonstances (qui peuvent paraître défavorables pour le moment dans notre vie).
Par exemple, on peut se sentir impuissant face à la pollution et à la détérioration de notre planète, à la contamination de nos aliments par les industries alimentaires... Mais on peut aussi agir. On peut tout simplement choisir de soutenir le moins possible ces types d'industries pour plutôt acheter de fabricants qui offrent de la qualité et qui tentent de soutenir le mieux possible notre environnement.
La responsabilisation est un thème qui résonne très fort en moi. Je crois que nous avons tous un certain impact sur notre vie, notre situation et notre santé. Nous avons le choix de ce que nous mangeons, de ce que nous achetons, du temps de loisir que nous nous accordons. Nous avons aussi la possibilité de faire de nouveaux choix si notre vie nous semble en déséquilibre: (perception de) manque de temps, d'argent, de bien-être, etc...
Avoir le courage de prendre la responsabilité de nos relations personnelles, de notre état de santé et de l'impact de nos choix de vie peut transformer notre façon d'expérimenter notre monde. Nous devons faire des choix tous les jours. Accumulés, ils dessinent et façonnent notre vie. Parfois, ce n'est pas possible de le faire au niveau des circonstances. Dans ces moments, se laisser un temps pour accepter ce qui est s'avère souvent la meilleure chose à faire. Un peu plus tard, avec un peu de recul, il est possible de choisir ce que l'on veut pour la suite.
Pour 2014, je nous souhaite à tous une petite dose de responsabilisation personnelle. Doucement, un pas à la fois, par nos choix et les actions que nous posons, nous avons le pouvoir de modifier notre vie, pour soi, pour ceux qu'on aime et pour un monde meilleur.
Une résolution se bâtit au quotidien. Rien n'est acquis pour toujours. Nous devons réaffirmer nos choix et nos comportements jour après jour. Et quand on trébuche temporairement, il est toujours possible de recommencer. Il n'est jamais trop tard.
À dans deux semaines,
Vincent
Vincent Larivée est kinésiologue et possède plusieurs formations en santé globale et en encadrement sportif. Il a été athlète et entraîneur international pendant plus de 25 ans, entre autres auprès d'Annie Martin en volleyball de plage.
Les chroniques de Vincent Larivée sont publiées toutes les deux semaines dans nos pages. Pour questions ou commentaires, nous vous invitons à le joindre via son courriel à vincent.larivee@lanouvelle.ca