Jean-Marie Leclerc, un adepte du geocaching

1000 géocaches à découvrir

Si vous tombez par hasard sur un contenant dans lequel se trouvent un registre de visites et plusieurs objets en apparence dépareillés, vous venez probablement de faire la découverte d'une géocache; il en existe pas moins de 1000 seulement sur le territoire de Sherbrooke. Pour localiser ces trésors bien cachés, on note leurs coordonnées géographiques disponibles sur le site web www.geocaching.com, on s'arme d'un GPS et on part à leur recherche.
Les cartes qui recensent les quelque deux millions de géocaches qui se trouvent à travers le monde nous permettent de constater qu'un véritable réseau existe autour de nous sans que l'on s'en aperçoive. Juste au parc Bureau, où se tenait samedi la première de trois demi-journées de formation gratuites offertes par l'organisme Sherbrooke Ville en santé, cinq géocaches se trouvaient à proximité du groupe de participants.
Le formateur Christian Francoeur, qui est aussi l'un des membres fondateurs du club Sherbrooke Geocaching, affirme que le phénomène est bien implanté à Sherbrooke. Selon ses estimations, autour de 500 ou 600 personnes s'adonnent régulièrement à cette activité; la moitié d'entre eux seraient des retraités, et certains auraient développé une passion toute particulière pour l'activité. « À Sherbrooke, il faut vraiment être rapide pour être le premier à trouver une cache », dit-il.
C'est qu'en plus de consulter régulièrement le site pour se tenir au courant des nouvelles géocaches, il existe une façon de recevoir sur son téléphone une notification dès qu'une nouvelle cache est installée dans une ville donnée. Certains amateurs voulant être les premiers à trouver la cache peuvent donc cesser ce qu'ils sont en train de faire dès la sonnerie pour se précipiter sur les lieux et être le premier à trouver la cache. Comme certains consacreraient une quarantaine d'heures par semaine au géocaching, la compétition est bien présente.
Cependant, les retraités ne sont pas les seuls à s'adonner au géocaching activement. « Il y a aussi beaucoup de familles qui en font. C'est intéressant, c'est un beau sport pour faire marcher les jeunes en forêt, et le fait de chercher quelque chose les motive », dit M. Francoeur.
Faire sortir les Sherbrookois
Justement, pour le Défi Santé 5/30 de cette année, l'organisme Sherbrooke Ville en santé a décidé de choisir le géocaching comme activité-vedette. Louise Gosselin, directrice de l'organisme, explique qu'il s'agit selon elle d'une activité idéale pour amener les Sherbrookois à sortir dehors et bouger plus, pour plusieurs raisons. « On trouvait le géocaching intéressant, car c'est une activité qui combine le plein air et la technologie. Les gens peuvent la pratiquer en famille, et pour nous, c'est important. En plus, quand on s'y met, on se lie à la communauté du géocaching, les gens ont tous la même passion... ça devient aussi un lien social », explique celle qui s'est laissée séduire par le concept.
Une activité polyvalente
Plusieurs façons de faire du géocaching existent. On peut en faire en ville en promenant le chien, lors d'une expédition entre amis dans la forêt, à vélo - la piste cyclable entre Sherbrooke et Lennoxville contient à elle seule 20 géocaches -, en voiture le long des routes et même, pour les plus occupés... de nuit! « Si vous rencontrez des policiers pendant que vous faites du géocaching nocturne, n'hésitez pas à leur dire ce que vous faites, ils sont habitués! », lance M. Francoeur en souriant.
Le seul matériel requis pour faire du géocaching est évidemment un GPS. Un modèle d'entrée de gamme se vend entre 60 et 150 $; cependant, une application GPS téléchargée sur un téléphone intelligent fait tout aussi bien l'affaire.
Deux autres demi-journées géocaching se dérouleront à Sherbrooke, soit le 8 février au pavillon Armand-Nadeau du parc Jacques-Cartier et le 22 février au bureau d'arrondissement de Rock Forest - Saint-Élie - Deauville, de 9 h à 12 h.