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Au début de la première vague de COVID-19, 26 % des adultes vivait dans un ménage en situation d’insécurité alimentaire, selon l’Institut national de santé publique du Québec. Cette proportion a ensuite baissé à 15 % au 20 mai, date des dernières données de l’étude.
Au début de la première vague de COVID-19, 26 % des adultes vivait dans un ménage en situation d’insécurité alimentaire, selon l’Institut national de santé publique du Québec. Cette proportion a ensuite baissé à 15 % au 20 mai, date des dernières données de l’étude.

Petit guide pratique pour manger à bas prix en Estrie

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
Initiative de journalisme local - La Tribune
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Au début de la première vague de COVID-19, un adulte sur quatre vivait dans un ménage en situation d’insécurité alimentaire, selon l’Institut national de santé publique du Québec. L’année 2020 aura été une montagne russe pour bien des portefeuilles, et aura jonglé avec de nombreuses priorités, dont celles de s’alimenter. Pour les étudiants au ventre un peu trop vide ou pour les familles en quête d’économies, La Tribune vous présente quelques adresses, physiques ou virtuelles, pour manger à bas prix en Estrie.

Applications de vente rapide 

De nombreuses épiceries continuent d’apparaître chaque mois dans la liste de collaborateurs de deux applications économiques et antigaspillage : Flash Food et Food Hero. Lorsque les commerces participants réalisent leur inventaire de produits approchant la date de péremption, ceux-ci peuvent les mettre en vente sur ces applications. On achète directement via son téléphone intelligent, et on récupère sur place. Aucuns frais d’inscription ou de téléchargement ne sont requis. 

Sur ces produits, qui vont des boîtes de légumes variés jusqu’aux produits laitiers, en passant par les très populaires protéines, Flash Food promet des rabais jusqu’à 50 %, tandis que Food Hero affiche offrir jusqu’à 60 %. 

À ce jour, en Estrie, on peut utiliser Flash Food dans sept succursales Maxi ou Provigo et Food Hero dans une douzaine d’épiceries IGA ou Metro. 

La Mie des économies 

La Mie des Économies, au 1120, rue Dieppe, est un magasin de surplus de pain qui déniche également toutes sortes de lots mis en vente rapide par les épiciers ou les grossistes.

La Mie des Économies est un de ces magasins qui vivent du bouche-à-oreille, relate Marc Mathieu, propriétaire du magasin économique. Détaillant de pains (3 pour 5 $) en surplus, « pas passés date, mais qui ont plutôt quelques défauts », son magasin du 1120, rue Dieppe, déniche toutes sortes de lots mis en vente rapide par les épiciers ou les grossistes. « On achète des produits dans le biologique, le végane, le sans gluten ou le végétarien, ajoute-t-il. Parfois, ce sont des marques importées que les gens ne connaissent pas nécessairement, par exemple des barres de chocolat italiennes qu’on pourra vendre 3 $ au lieu de 13 $, comme on en a acheté beaucoup ». Certains produits qui se conservent sur les tablettes et qui ont une date de péremption dépassée, par exemple des céréales, des pots de sauce à spaghetti ou du thon en canne, y sont aussi vendus en règle.

Les Délices du Vieux Sherbrooke

Question de permettre à ses étudiants de pratiquer leurs techniques et leur service à la clientèle, le Centre 24-Juin tient son propre comptoir de boucherie, de pâtisserie et de plats cuisinés, au 164, rue Wellington Nord. Comme l’explique Annick Carrière, conseillère d’orientation et responsable à la promotion du centre, puisque les étudiants sont en apprentissage, aucun frais de main-d’œuvre n’est ajouté au prix des articles.  

« Ce ne sera pas nécessairement moins cher qu’un gros rabais d’épicerie, mais ça demeure tout de même moins cher. Les produits vendus sont en fonction de là où sont rendus les étudiants dans leur apprentissage. Plus on y va, plus on voit la variété », dit-elle, précisant que l’argent est réinvesti dans l’approvisionnement, et que les profits, s’il y en a, sont versés à la Fondation du Centre 24-Juin, qui dépanne ses étudiants dans le besoin. 

La réouverture du comptoir, accessible grâce à des stationnements réservés à l’arrière, suivra celle du retour en classe, le 11 janvier. 

Maîtriser le « couponing »

Certains passionnés du « couponing », cette méthode qui permet d’économiser un maximum en épicerie grâce à des offres et des coupons-rabais, se consacrent à partager leur expertise sur les réseaux sociaux, au profit de tous. C’est notamment le cas de la Montérégienne Lauriane Charles, propriétaire de la page Facebook « Couponomiser avec Lauriane ». L’experte surveille les dernières offres, recense les programmes de récompenses et dirige les internautes vers les meilleures sources de coupons-rabais. Elle partage également ses nombreuses règles d’or et sa routine quotidienne. 

Le groupe Facebook « Coupons rabais Québec » permet aussi aux gens d’échanger des coupons entre eux. 

La Moissonnée

Pour tous ceux qui ont besoin d’attraper un repas déjà cuisiné, la banque alimentaire Moisson Estrie transforme ses surplus en table d’hôte pour emporter, chaque jour de semaine. Le prix varie entre 8,50 $ et 10 $ par personne pour une soupe, une salade, un repas principal, un café et un dessert, et permet à l’organisme de financer ses activités de dépannage alimentaire. Le menu du jour, qui peut être récupéré entre 11 h 30 et 13 h, est publié quotidiennement sur son site web.  

Cuisines collectives

Chez Moisson Estrie, dès qu’on fait une demande, peu importe sa situation, on obtient un premier dépannage.

L’union fait la force : c’est le mot d’ordre des cuisines collectives qui tapissent la province. En devenant membre, on met en commun temps, argent et connaissances avec d’autres citoyens près de chez soi pour préparer des repas à faibles coûts. Malgré la pandémie, les cuisines collectives de l’Estrie ont trouvé le moyen de se réinventer. Certaines, comme celles du Haut-Saint-François, du Val-Saint-François et de Coaticook se sont transformées en abonnements modiques de boîtes prêtes à cuisiner. 

À Sherbrooke, on cuisine tout à l’avance pour les membres, tandis qu’à Magog, on continue les ateliers, mais en petits groupes. Pour trouver la cuisine collective la plus près de chez soi sur le site du Regroupement des cuisines collectives du Québec : www.rccq.org.

Frigos Free Go

La corporation de développement de l’entrepreneuriat collectif de Sherbrooke chapeaute depuis maintenant quatre ans l’initiative de frigos communautaires Frigos Free Go. Ceux-ci sont remplis à fréquence variable par des entreprises, individus ou organisme qui ont des surplus de légumes, de fruits ou de pains et dérivés à partager gratuitement. On en retrouve actuellement au Cégep de Sherbrooke, dans les locaux de Fleuriste St-Élie, à l’Université de Sherbrooke, à l’École internationale du Phare et au Pavillon Mitchell. Ces deux derniers sont réservés à la clientèle étudiante. 

Aide alimentaire

Rappelons que les banques alimentaires ont l’habitude de voir défiler de nombreux profils chez eux et sont prêtes à aider les gens qui traversent une période difficile. Chez Moisson Estrie, dès qu’on fait une demande, peu importe sa situation, on obtient un premier dépannage. Les agents d’aide alimentaire feront ensuite une évaluation de la situation financière du ménage, et pourront déterminer une fréquence de dépannage si besoin il y a. On pourra aussi rediriger le demandeur vers les ressources appropriées. Par exemple, si on a besoin d’aide pour équilibrer ses dépenses, le nom de l’organisme sans but lucratif Solution Budget Plus, dont le rôle est de favoriser la prise en charge et l’autonomie financière des personnes, risque de surgir en cours de route. 

Pour faire une demande d’aide : 819 562-5840.