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Dose d’amour pour nos restaurateurs

Karine Tremblay
Karine Tremblay
La Tribune
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Je ne vous apprends rien en vous disant que les temps sont difficiles pour les restaurateurs.

La fermeture encore prolongée des salles à manger fait mal à tous les joueurs du milieu. Partout dans la province, les créateurs de saveurs usent d’imagination et multiplient les initiatives pour se maintenir à flot et traverser la tempête. 

Se réinventer, ils le font. Avec brio. Inventivité. Audace. 

C’est pour leur donner un coup de pouce supplémentaire que Montréal en lumière et la SAQ ont lancé la campagne citoyenne de solidarité J’adore mon resto, plus tôt en janvier. Si l’initiative émane de Montréal (où divers intervenants plaident depuis un temps déjà pour qu’on reconnaisse la gastronomie québécoise comme un élément-clé de notre identité culturelle), elle s’adresse à tout le Québec. 

Partout, chacun chez nous, on peut poser un petit geste pour appuyer nos adresses gourmandes de proximité. Pendant l’événement, certes, mais aussi après celui-ci. L’idée est inspirante en ce qu’elle propose différentes façons de soutenir nos restaurateurs de semaine en semaine, au-delà du classique souper à emporter qu’on va chercher un soir où on n’a pas trop envie de cuisiner. 

Faire livrer un repas à un proche dans le besoin, offrir une carte-cadeau de resto, remplir le frigo de produits dérivés préparés par un restaurateur du quartier, orchestrer une soirée-resto virtuelle entre amis sont quelques-unes des idées pigées sur le site Montrealenlumiere.com/jadoremonresto.

Front commun pour la Saint-Valentin

Et là, évidemment qu’à l’approche de la Saint-Valentin, on encourage le réflexe d’éplucher les offres gastronomiques des bonnes adresses tout près. 

Des offres si nombreuses, en fait, qu’elles donnent envie d’étirer la fête et de souper en tête à tête cinq soirs plutôt qu’un. Qu’on s’en tienne au classique 14 février, ou qu’on décrète que Cupidon décoche du 12 au 16, cette année, l’occasion est belle d’envoyer une dose d’amour à nos restaurants favoris. Au-delà des sous investis chez chacun, et au-delà du bonheur de nos papilles, il y a le geste qui compte. 

Ce geste qui, autant qu’un mot doux, dit l’attachement, le support, la solidarité. 

En ces temps particuliers, il ne faut surtout pas sous-estimer l’impact et le pouvoir de nos gestes solidaires, a justement fait valoir Jean Cameron, actionnaire de Ça beigne, lors d’une entrevue avec ma collègue Jasmine Rondeau. 

« Je trouve ça triste que les restaurants ne puissent pas ouvrir. Les Fêtes, c’est à peu près 50 % du chiffre d’affaires de plusieurs restaurants dans l’année et ils les ont manquées. La Saint-Valentin, c’est une autre grosse soirée pour eux autres et ils perdent ça complètement. C’est une partie de notre économie. Beaucoup ne passeront pas au travers, mais si toute la population s’y met, ça pourrait leur donner un bon coup de main », lui a raconté l’entrepreneur, également connu dans la région comme ancien copropriétaire de Gestion Cameron.

À la suite de la conférence de presse du gouvernement Legault, mardi, celui-ci a lancé une invitation à la population sherbrookoise : et si tout le monde cette année commandait son souper de la Saint-Valentin dans un restaurant qui offre la formule pour emporter?  

« De toute façon, en temps normal, on irait possiblement tous au restaurant cette fin de semaine-là. Il faut donner aux restaurateurs la chance de pouvoir s’en sortir. C’est avec la population de Sherbrooke, de la région ou de partout au Québec qu’ils peuvent y arriver », a-t-il encore précisé.

La délicieuse idée est simple, facilement réalisable et à la portée de tous parce que modulable selon nos goûts et notre budget. Mais surtout, elle peut faire une différence. De quoi séduire même celles et ceux qui, d’ordinaire, ne célèbrent pas tant la fête des amoureux... 

Avec Jasmine Rondeau