Actualités

Fermeture de Sural: ABI remet en question ses opérations

Bécancour — Alors que la poursuite des négociations était porteuse d’espoir pour les lockoutés de l’Aluminerie de Bécancour, voilà que la fermeture de Sural vient jeter un pavé dans la mare. En effet, dans une communication interne datée du 13 février, la direction d’ABI évoque des questionnements quant aux opérations futures d’ABI et de sa fonderie.

«Nous aurons à adapter certaines opérations à cette nouvelle réalité dans les jours à venir et ferons le point prochainement sur les ajustements nécessaires à court terme», peut-on lire dans cette correspondance dont Le Nouvelliste a obtenu copie.

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Affaires

Canada Goose ouvre une seconde usine au Québec

TORONTO — Le fabricant de parkas de luxe Canada Goose ouvrira une huitième usine de fabrication au Canada avec une nouvelle installation dans l’arrondissement montréalais d’Ahuntsic-Cartierville - la deuxième au Québec.

La société établie à Toronto a indiqué jeudi que l’usine de Montréal entraînerait la création de 300 emplois et permettrait d’accueillir environ 650 travailleurs une fois qu’elle fonctionnera au maximum de sa capacité, d’ici la fin de 2020.

Entre-temps, l’usine de 10 680 mètres carrés sera opérationnelle d’ici la fin mars et emploiera déjà plus de 100 personnes, a précisé l’entreprise.

«Le secteur montréalais de Chabanel était autrefois une pièce maîtresse de la fabrication de vêtements au Canada, mais cette tendance a été érodée par la transition (vers la fabrication) à l’étranger, à la recherche de meilleures marges. Certaines marques ont leur siège social en ville et ne profitent pas de la grande histoire et du potentiel de ce secteur», a souligné le chef de la direction de Canada Goose, Dani Reiss, a déclaré lors d’une conférence téléphonique avec des analystes financiers.

«C’est l’occasion idéale pour nous de reconstruire et de revitaliser l’industrie de la coupe et de la couture, et d’avoir un impact durable sur la communauté.»

La première usine québécoise de l’entreprise, ouverte en 2017, se trouve à Boisbriand et emploie aujourd’hui plus de 500 personnes.

Canada Goose intégrera son programme de formation national à la nouvelle usine montréalaise, qui offrira des cours de coutures aux employés potentiels en coopération avec Montréal International. À la fin des cours, les apprentis obtiendront «instantanément» une occasion d’emploi à temps plein au sein de l’entreprise.

Résultats supérieurs aux attentes

Canada Goose a affiché jeudi un bénéfice supérieur aux attentes pour son plus récent trimestre et a relevé ses prévisions financières pour l’année.

La société a engrangé un profit de 103,4 millions $, ou 93 cents par action, pour le trimestre terminé le 31 décembre. Cela représente une croissance par rapport au bénéfice de 63 millions $, ou 56 cents par action, au même trimestre un an plus tôt.

Les revenus du troisième trimestre de la société s’élèvent à 399,3 millions $, contre 265,9 millions $ un an plus tôt.

Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice de 81 cents par action pour le trimestre, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.

M. Reiss a attribué une partie de cette augmentation à la vigueur des offres de commerce électronique de la société, notamment avec sa présence sur la populaire plateforme Tmall, exploitée par la société chinoise Alibaba.

Même si elle n’offre aucune promotion, Canada Goose se classe parmi les 10 meilleures marques sur la plateforme lors du jour des célibataires - soit le 11 novembre, en Chine. Cette journée de congé a été créée dans les années 1990 par des étudiants de l’Université de Nanjing qui se révoltaient contre la Saint-Valentin. Elle est désormais la plus grande journée de magasinage de l’année à l’échelle internationale.

Au cours des dernières années, Canada Goose s’est concentrée sur le marché asiatique pour stimuler sa croissance, en ouvrant des magasins à Pékin et à Hong Kong, ainsi qu’un bureau régional à Shanghai.

L’ouverture d’un magasin à Pékin a eu lieu alors qu’un certain sentiment anti-canadien prenait de l’ampleur en Chine, dans la foulée de l’arrestation de la directrice financière de Huawei Technologies, Meng Wanzhou, à Vancouver. Dans les deux semaines qui ont suivi cette arrestation, l’action de Canada Goose a chuté d’environ 20 pour cent.

Mais M. Reiss a insisté sur le fait que l’expansion chinoise de la société s’était bien déroulée et que la réputation de la marque était toujours intacte à l’étranger.

«Nous restons très optimistes et enthousiastes à propos de la Chine (...) Nous savons que la demande sur ce marché est énorme», a-t-il déclaré, faisant référence aux longues files d’attente à l’extérieur des magasins chinois.

Compte tenu de cette vigueur du marché chinois, Canada Goose a relevé ses prévisions de revenus et de bénéfices pour son exercice 2019.

La société s’attend maintenant à une croissance de 35 pour cent à 40 pour cent de ses revenus, comparativement à une croissance d’au moins 30 pour cent dans ses prévisions précédentes.

La croissance annuelle du résultat net ajusté par action devrait également progresser d’entre 45 pour cent à 50 pour cent, alors que la prévision précédente visant une croissance d’au moins 40 pour cent.

Affaires

Attentes dépassées pour Bombardier

MONTRÉAL — Bombardier a dépassé les attentes au quatrième trimestre, ce qui faisait décoller son action en Bourse, mais des défis au sein de sa division ferroviaire l’obligent à céder du terrain à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

Les cibles fixées - qui ne sont pas dévoilées publiquement - n’ayant pas été atteintes, la participation de l’institution dans Bombardier Transport a grimpé de 2,5 points de pourcentage pour s’établir à 30 pour cent, soit le seuil original dans le cadre de son investissement de 1,5 milliard $ US effectué en 2015.

L’accord prévoit que la participation des deux parties est ajustée en fonction de la performance de cette division.

Ce pas de recul pourrait vraisemblablement inciter l’entreprise québécoise à jouer de patience avant de décider de racheter la participation de la CDPQ, ce qu’elle peut désormais faire, dans Bombardier Transport.

«Nous continuons d’évaluer nos options, a dit son chef de la direction financière, John Di Bert, au cours d’une conférence téléphonique, jeudi. Il n’y a pas d’urgence dans l’immédiat.»

Alors que Bombardier entre dans la dernière année de son plan de redressement, qui doit culminer en 2020, elle tente de surmonter une série de problèmes découlant de projets de grande envergure en France, en Suisse, à Toronto et à New York.

Dans le but d’accélérer la production, l’entreprise a déployé beaucoup plus de ressources dans ses usines, ce qui avait plombé ses flux de trésorerie.

Son président et chef de la direction, Alain Bellemare, a voulu calmer le jeu en ce qui à trait aux cinq projets jugés problématiques, affirmant qu’ils ne témoignaient pas d’un problème «systémique».

«Je comprends que cela crée une déception», a-t-il néanmoins concédé.

En janvier, citant des problèmes de qualité, les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) avaient notamment décidé de cesser d’accepter des trains livrés par Bombardier dans le cadre d’un contrat de 1,9 milliard $ US.

Bombardier a néanmoins semblé calmer certaines inquiétudes en affichant des flux de trésorerie de 1,04 milliard $ US au quatrième trimestre. Les analystes tablaient sur une cible d’environ 896 millions $.

Selon Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, le constructeur d’avions et de trains a été en mesure de calmer certaines craintes entourant sa division ferroviaire.

«La direction prévoit récupérer intégralement le montant de 300 millions $ US à 400 millions $ US affecté à son fonds de roulement (lié aux contrats problématiques) pendant la deuxième moitié de l’année», a écrit l’analyste dans un rapport.

La multinationale s’attend à tourner la page sur trois des contrats problématiques cette année, alors que les livraisons aux CFF et à la société allemande Deutsche Bahn devraient s’échelonner jusqu’en 2020.

La semaine dernière, Bombardier a également procédé à un autre changement à la tête de sa division ferroviaire en confiant les commandes à Danny Di Perna, qui prend la relève de Laurent Troger, après plus de trois ans en poste.

Des profits

En plus de réitérer ses prévisions pour l’exercice 2019, Bombardier a renoué avec la rentabilité au quatrième trimestre, affichant un profit net de 55 millions $ US, ou deux cents US par action, par rapport à une perte nette de 188 millions $ US, ou neuf cents US par action, il y a un an.

Le chiffre d’affaires a reculé de sept pour cent, à 4,3 milliards $ US. Du côté de Bombardier Transport, les revenus ont été de 2,16 milliards $ US, en baisse de 10 pour cent, ce que la société a attribué à une baisse de la production liée à certains contrats.

En excluant les éléments non récurrents, le profit ajusté s’est établi à 149 millions $ US, ou cinq cents US par action, soit trois cents US de plus que ce qui était anticipé par les analystes sondés par Thomson Reuters Eikon.

Cette performance trimestrielle a fait décoller l’action de l’entreprise à la Bourse de Toronto, où elle a pris 47 cents, soit 23 pour cent, pour clôturer à 2,51 $.

«L’entreprise garde le cap sur ses cibles en 2019 et 2020, a souligné l’analyste Fadi Chamoun, dans un rapport. Les investisseurs étaient prudents et les nous nous attendons à ce que ces résultats soient bien reçus.»

Bombardier est également sortie du rouge au terme de l’exercice 2018 en affichant un bénéfice net de 318 millions $ US, ou 9 cents US par action, par rapport à une perte nette de 525 millions $ US, ou 24 cents US par action, en 2017.

C’est la première fois depuis 2013 que la société termine l’année en dégageant un profit net.

Le chiffre d’affaires - qui doit être d’environ 20 milliards $ US en 2020 - a progressé de trois pour cent, à 16,2 milliards $ US.

Affaires

Club Med dans Charlevoix bientôt lancé [VIDÉO]

Club Med démarrera officiellement au cours des prochains jours la construction de son complexe de 120 millions $, dans Charlevoix. Par ailleurs, la chaîne française entame son processus de réservation pour les groupes corporatifs.

Mercredi, la direction de Club Med pour l’Amérique du Nord a fait le point avec les médias sur le développement immobilier quatre saisons au Massif de Petite-Rivière-Saint-François. L’ouverture est toujours prévue pour décembre 2020 et aucun dépassement de coûts n’est prévu, et ce, malgré le fait que le chantier pour l’aménagement du site ait été arrêté cet automne par le ministère de l’Environnement.