Après deux rencontres avec l'équipe de Well inc. au cours des dernières semaines, les commerçants de la rue Wellington Sud sont enthousiastes face au développement du quartier.

Well inc. séduit les commerçants

L'équipe de Well inc. a reçu un accueil enthousiaste de la vingtaine de commerçants de la rue Wellington Sud rencontrés au cours des deux dernières semaines pour leur présenter les grandes étapes à venir dans cet important projet. Les commerçants se disent généralement satisfaits du travail de concertation et emballés face au développement du quartier.
« On n'est pas inquiets, lance d'emblée Annie Faucher, propriétaire du Liverpool. On a eu le temps de discuter avec l'équipe, de poser nos questions et d'obtenir de bonnes réponses. (...) Je suis sûre que ça sera aussi bien fait que quand ils ont détruit le Maysen Pub : il y avait eu une concertation auprès des gens du milieu. »
Jean-François Martel, copropriétaire du café Bla-Bla, se dit lui aussi « très enthousiaste » face à ce projet, tout comme Vicky Langlois, propriétaire de La Capsule. « La rencontre a juste permis d'éclaircir les choses, et je pense que c'est bien parti », mentionne M. Martel.
René Allaire, directeur général adjoint à la gestion du territoire et membre de l'équipe de coordination de Well inc., a fait état, lors de ces rencontres, des acquisitions réalisées par la Ville de Sherbrooke en octobre dernier. Il a aussi abordé les orientations de travail pour la démolition et la reconstruction du stationnement de la rue du Dépôt ainsi que pour la démolition des bâtiments compris entre le pub Irlandais et le Studio Sex, qui feront place à deux nouveaux édifices et à un parc.
« Que des bonnes nouvelles »
Pour l'instant, les entrepreneurs rejoints par La Tribune considèrent le quartier Well inc. comme une formidable occasion d'attirer de nouveaux clients.
« C'est sûr qu'avec une rue refaite et des investissements de cette envergure-là, ce ne sont que des bonnes nouvelles!, dit Annie Faucher. On sait que ce ne sont pas des années qui sont faciles, tant pour le commerce de détail que pour la restauration et l'hôtellerie, mais un projet comme celui-là, ça assure la pérennité de nos commerces. »
« Si plusieurs bureaux sont construits, c'est certain que ça va nous amener une nouvelle clientèle de travailleurs le midi et le soir, alors c'est positif », ajoute M. Martel.
Quant à la fermeture de la rue pendant les travaux, celle-ci n'inquiète pas les commerçants outre mesure.
« Si je m'en fais tout de suite avec ça, je vais mourir jeune!, rigole Jean-François Martel. Je pense que c'est un mal nécessaire, et on va faire avec. »
« Oui, il y aura certains désagréments, mais il faut s'attendre à ça : chez vous, quand tu refais la cuisine, il faut que tu tasses le four et le frigo dans le salon, pas le choix! », illustre Mme Faucher.
Une planification complétée au printemps
René Dallaire affirme que son équipe et lui sont « actuellement en réflexion quant aux besoins pour le stationnement municipal et également pour les espaces de bureau nécessaires pour faire converger les projets des partenaires publics qui souhaitent s'installer dans le quartier ».
« Nous serons fixés sous peu et nous pourrons ensuite planifier les échéanciers de travail et l'appel de propositions pour la démolition et la construction, poursuit-il. Cette réflexion et cette planification seront complétées pour le printemps prochain. »
« Nous travaillons aussi à l'élaboration d'un plan particulier d'urbanisme pour le secteur. Les conditions de succès sont toutefois déjà connues : favoriser un accès fluide au quartier et au stationnement municipal, prioriser l'installation de commerces au niveau de la rue et des espaces à bureau pour les entrepreneurs aux étages supérieurs, favoriser le développement d'espaces verts et finalement densifier le quartier par l'habitation. »
Si certains commerçants ont fait part de leurs préoccupations à l'égard d'enjeux sociaux, Philippe Cadiaux, responsable des projets publics de Well inc., se fait rassurant : « concernant les problématiques sociales, nous sommes à mobiliser les parties prenantes du milieu, dit-il. C'est dans cette perspective que nous rencontrons les organismes communautaires à la mi-décembre pour voir comment nous pouvons travailler encore plus étroitement les uns avec les autres dans le cadre de ce projet. »