Toujours intéressé à ce que ses dépanneurs puissent vendre de la marijuana, le cofondateur et président exécutif du conseil d'Alimentation Couche-Tard, Alain Bouchard, estime que les gouvernements provinciaux ne devraient pas s'immiscer dans le commerce de ce produit.

Vente de marijuana:Couche-Tard n'abdique pas

Toujours intéressé à ce que ses dépanneurs puissent vendre de la marijuana, le cofondateur et président exécutif du conseil d'Alimentation Couche-Tard, Alain Bouchard, estime que les gouvernements provinciaux ne devraient pas s'immiscer dans le commerce de ce produit.
«Je pense que c'est un retour en arrière lorsqu'on se tourne vers des sociétés d'État pour vendre un produit que l'on a décidé de légaliser», a lancé l'homme d'affaires au cours d'un entretien avec La Presse canadienne, mardi, en marge de l'assemblée annuelle de la multinationale, qui se déroulait dans un hôtel lavallois.
Alors que les orientations du gouvernement Couillard sont toujours attendues dans ce dossier, M. Bouchard continue d'espérer que le réseau de l'exploitant de dépanneurs et de stations-service sera mis à contribution quand Ottawa légalisera l'usage récréatif de la marijuana, l'été prochain.
Couche-Tard avait même retenu les services d'une lobbyiste afin de se faire entendre auprès de Québec dans ce dossier.
«Là, on ne veut même pas nous parler, alors je trouve que c'est dommage, a affirmé M. Bouchard. Nous avons la capacité de vendre ce produit tout en répondant aux exigences gouvernementales. Nous pouvons former nos travailleurs et vérifier l'identité de tous les consommateurs, peu importe leur âge.»
L'homme d'affaires a rappelé que les employés des dépanneurs de l'entreprise offraient déjà des billets de loterie, de la bière ainsi que du tabac.
M. Bouchard n'a jamais été un partisan des incursions gouvernementales dans le secteur du commerce de détail, critiquant à plus d'une reprise dans le passé le monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ).
Pourtant, il semble que pour le moment, certaines provinces tiennent à être impliquées dans la gestion entourant la vente du cannabis.
En Ontario, jusqu'à150 magasins, gérés par le gouvernement, pourraient vendre de la marijuana. Ces points de vente seront supervisés par la LCBO, la Régie des alcools de l'Ontario. Au Nouveau-Brunswick, une société de la Couronne du gouvernement provincial sera également créée pour superviser la vente du cannabis.