Valoris a opté pour verser 37 223,39 $ à Gératek de manière à éviter des frais juridiques supplémentaires.

Valoris règle avec Gératek

Le litige qui oppose le centre de valorisation des matières résiduelles Valoris à l’entreprise Gératek est clos. Le conseil d’administration de Valoris a voté jeudi dernier pour une quittance finale dans le dossier de la Cour supérieure impliquant les deux parties. Valoris a opté pour verser 37 223,39 $ de manière à éviter des frais juridiques supplémentaires.

En 2017, les deux parties étaient arrivées à une entente. Gératek avait réalisé la construction et les travaux exigés au centre de tri pour 17,6 M$. Le coût initial était évalué à 13,3 M$. Après une médiation en novembre cette année-là, Valoris avait accepté de verser une deuxième quittance partielle. Le dernier montant qui sera versé dans les prochains jours mettra fin au dossier.

« Nous avions une entente depuis deux ans, confirme le directeur général de Valoris, Denis Gélinas. Il restait une petite clause qui concernait le bassin d’eau qui sert de réserve pour les incendies. Il y avait une fuite qui, depuis, a été colmatée. Nous nous sommes entendus plutôt que de dépenser de l’argent avec des avocats. Plutôt que de mettre des ressources dans des professionnels pour déterminer qui a raison, nous avons décidé de terminer ça. Le constat qu’on fait, c’est que le bassin est assez stable. »

La somme était déjà prévue au budget, selon M. Gélinas

Annulation d’un appel d’offres

Le conseil d’administration de Valoris a par ailleurs rejeté les résultats de l’appel d’offres pour la fermeture d’une cellule d’enfouissement.

« Les résultats étaient 50 % plus élevés que le coût prévu. Plutôt que de l’assumer, nous attendrons la fermeture de l’autre moitié de cette cellule. Nous pensons qu’il y aura des économies à réaliser », résume Denis Gélinas.

Denis Gélinas

« Il nous faudra quand même faire des travaux pour éviter l’infiltration d’eau et les odeurs. »

Quel genre d’économies anticipe-t-on pour la fermeture de l’ensemble de la cellule, activité prévue pour la fin de 2021?

« Il y a un coût qu’on appelle mobilisation-démobilisation de l’entrepreneur. Quand il vient mettre sa roulotte, ça coûte de l’argent, quelques centaines de milliers de dollars. Quand on le fait juste une fois, on va économiser. »

Considérant les coûts plus élevés que prévu avancés lors de l’appel d’offres, Valoris devra-t-il revoir son budget en prévision de la fermeture de ces cellules? « Chaque fois qu’une tonne rentre ici, dans les 237 $ que nous chargeons, il y a une somme qui est réservée pour le fonds de fermeture de la cellule et une somme pour la postfermeture. Dans ce cas-ci, le fonds n’était pas suffisant. Nous proposerons au budget de mettre une marge de manœuvre un peu plus élevée pour parer à ça quand nous arriverons à la fin de la vie utile et éviter que nous nous retrouvions avec un déficit dans le fonds. »

Un tonnage inférieur en 2019

Le tonnage de matières résiduelles acheminées à Bury en 2019 est pour sa part en baisse en comparaison avec le tonnage de 2018 en date du 31 juillet. Globalement, c’est un tonnage 7 % inférieur à celui de l’an dernier. À l’échelle résidentielle, la quantité de matière est supérieure de 9 %, mais la principale baisse intervient auprès des municipalités qui ne sont pas membres de Valoris. Stoke, Saint-Camille et Ham Sud ont effectivement décidé de laisser tomber Valoris, entraînant une baisse de 45 % des matières acheminées par les non-membres.

On notait aussi une légère diminution provenant des produits de la construction, de la rénovation et de la démolition, mais la saison ayant commencé tardivement, on s’attend à des résultats comparables à ceux de 2018.